Les vacances cauchemardesques

On a tous des moments de malchance qui nous pourrissent la journée voire la semaine mais, chez les Choup, on fait les choses bien dans ce genre de situation : On enchaîne les problèmes jusqu’à l’accident (sinon ce n’est pas drôle). Entre déboires mécaniques et accident de bateau, revoyons ensemble le déroulé des événements.

Chapitre 1 : Le trajet aller

Au mois de mai 2019, nous réservons, tout guillerets, le Kepler Track et le Milford Track pour fin Octobre afin de nous faire des vacances méritées après 8 mois de travail acharnés dans le froid de Christchurch. Nous payons donc deux reins et un bras pour faire les deux tracks, très heureux de pouvoir enfin faire ces grandes randonnées qui nous faisait tant envie. Fin Octobre, nous prenons nos vêtements, notre van et nos coui***es pour faire le trajet d’environ 650 kms vers Te anau en deux jours. Easy avec un van qui fonctionne, n’est ce pas ?

La première journée se commence au soleil de Christchurch, ce bâtard qui n’apparaît que quand on part, le reste du temps il préfère se cacher derrière des nuages pluvieux surtout quand Madame Choup prend son vélo pour aller au travail, l’histoire d’offrir une douche gratuite (elle n’en a pas eu assez en roadtrip des douches, c’est pour cela…). Nous roulons, nous nous arrêtons près de Oamaru dans un petit coin sympa au bord de la plage. Nous continuons notre route après une petite demie heure de pause quand les premiers déboires commencent. Nous sentons que la voiture broute, tousse et fait des à coups, des pertes d’accélération. Monsieur Choup se demande s’il ne s’est pas trompé d’essence, nous nous regardons dans le blanc des yeux se demandant comment nous allons finir le trajet aller restant (environ 400 kms) sans même penser au retour…

Respires un bon coup ça va passer

Nous finissons en panne au milieu de la cambrousse, voyant rouge allumé et désespoir actionné. Comment allons nous faire pour être le lendemain après midi à Te Anau ? Nous demandons à rester dormir chez des locaux, dans notre van sur leur parking de garage, ils refusent de manière catégorique malgré nos explications…. Nous repartons donc une heure et demie plus tard, la voiture roule comme un charme. Nous nous faisons une fausse joie puisque, quelques kilomètres plus tard, nous tombons en panne à Mataura, nous dormons sur le parking d’un Caltex (une station essence doublée d’un garagiste). Nous apprenons le lendemain grâce à un kiwi que ce bled paumé est en fait le quartier général du plus gros gang de Nouvelle Zélande qui vend de la drogue et qui est apparemment agressif (dont nous avons oublié le nom). De notre côté, nous n’avons eu aucun problème. Nous décidons donc de voir la garagiste le lendemain, surprise, la voiture n’a rien ! Surprenant, mais nous y croyons.

ah bah non ce n’est pas passé… Le Choup van à l’hôpital des voitures

Trop heureux de ne payer que $22 pour la revue mécanique qui confirme qu’il n’y a aucun problème, nous reprenons la route et passons voir d’anciens hôtes Helpx pour récupérer une veste oubliée 8 mois en arrière par Monsieur Choup. Nous continuons la route vers Te Anau puis prenons une pause très agréable dans des bois perdus, à la fraîche et seuls. Quelques instants plus tard, la voiture retousse. Ce n’est pas possible, il y a un vrai problème… nous décidons donc, désemparés, de nous arrêter au Okanes garage de Mossburn. Nous devions arriver avant 17h à Te Anau pour prendre nos billets au DOC pour le Kepler track que nous voulions commencer à 8h le lendemain. À 17h, le garagiste termine les réparations, il semblerait que le problème provienne de boulons et de tuyaux qui sont percés et qui ne permettent pas au moteur de « respirer » correctement. Si ce n’est pas ça, c’est le carburateur, mais pour lui, on peut rouler. Chouette alors, $200 plus tard, nous nous dirigeons vers Te Anau, nous passerons au DOC le lendemain.

Le choup van qui fait sa diva au milieu de la forêt
Sur la route vers Te Anau

Chapitre 2 : Le bateau

Génial, nous arrivons à Te Anau, nous allons pouvoir faire notre Kepler track. Nous dormons dans le très agréable Getaway holiday park de Te Anau face aux Monts enneigés puis, le matin, nous partons chercher nos tickets pour le Kepler Track. Nous décidons de prendre le water taxi pour Broadbay, l’histoire de gagner une heure et demie de marche comme il était déjà 9h.

Notre vue sur le parking du Getaway holiday park de Te Anau
Ce magnifique arc-en-ciel n’était pas bon signe finalement
Il nous a suivi jusque dans le water taxi, on dirait presque qu’il nous encourage à y aller
Deux minutes avant le drame, on était prêts à randonner !

Nous disons « à dans 4 jours » à notre Choup van qui nous a fait peur puis prenons le bateau. Un arc en ciel magnifique est là pour nous accueillir, il pleut, il y a du vent mais rien d’insurmontable. La navigatrice nous accueille dans le bateau puis nous explique où sont situés les extincteurs, au cas où (on ne sait jamais que le bateau explose par un malheureux hasard…). Elle ne nous précise pas que dans quelques instants, elle va naviguer très, très vite et recevoir les vagues de côté, que le lac est très agité (on voit d’ailleurs sur les photo qu’il est pourtant très calme le salaud) et qu’il vaut mieux nous tenir fermement. De notre côté, trop émerveillés par les paysages, nous n’y prenons pas garde. 5 minutes après le départ, nous prenons des vagues de plus d’un mètre et Madame Choup est valdinguée dans le bateau. Bien assise sur son siège, la peur au ventre, le bateau remue tellement qu’elle préfère se lever en vitesse pour attraper la barre la plus proche et surtout accessible, puisque la barre centrale est trop haute pour son 1m55. Pas le temps de l’attraper, elle est secouée et soulevée par les vagues et *BAM* ! Elle tombe de plus d’un mètre et tape sa colonne vertébrale sur le rebord des escaliers.

Madame Choup dans le bateau

Tout ceci s’est déroulé en quelques secondes et il n’y a eu aucune hésitation : impossible de se relever, impossible de faire le Kepler, croiser les doigts pour ne pas être paralysée vu le choc et la localisation. La navigatrice s’en voulait mais, en même temps, c’est un peu beaucoup de sa faute et elle appelle une ambulance (elle propose toutefois deux fois de bouger Madame Choup alors qu’elle venait de se taper la colonne…). Madame Choup a été portée pour être assise mais la nausée l’emporta et elle s’est rassise sur le sol du bateau qui tanguait encore. La nausée est puissante à cause du choc, les jambes s’engourdissent, c’est la panique ! On décidera après insistance auprès de la navigatrice d’aller à l’hôpital. Nous écrirons un article dédié au sujet de l’ACC, des assurances et des hôpitaux par la suite.

Juste après le choc
Le lendemain matin bien gonflé, l’hématome montre le bout de son nez

Pas de paralysie, pas de perforation des reins mais des douleurs insoutenables, certainement le sacrum ou le coccyx d’abîmés ou de très choqués. La douleur se calme sous codéine mais le médicament à une forte accoutumance. Pas de Kepler ni de Milford track pour nous 😢. Nous décidons de rentrer à la maison car dormir sur une planche en bois dans le van n’est pas bon pour un dos en vrac et une colonne vertébrale heurtée. Nous resterons tout de même deux nuits de plus au camping avant de se décider à partir. Nous avons décalé le Kepler en Janvier et annulé le Milford (Chouette $800 de retour dans le porte monnaie !).

Notre réaction quand on s’est dit que finalement on récupérait $800

Chapitre 3 : Le trajet du retour

À midi, nous décidons de faire les warriors et de faire le trajet du retour en une seule journée pour rentrer vite à notre maison adorée dans notre jolie ville de Christchurch et, surtout parce qu’imaginer une nuit de plus sur une planche avec son dos désespère Madame Choup. La première partie du trajet se passe bien, nous roulons quatre heures sans encombre. Nous profitons donc des beaux paysages, la peur au ventre tout de même de voir arriver une nouvelle panne. Nous nous arrêterons prendre de l’essence à Omarama. C’est tout juste après que la voiture fait son premier à coup. Inquiets, nous continuons malgré tout, déterminés à rentrer et à ne pas croire en la panne.

Devil’s Drive, Queenstown
Sur la route vers le lac Pukaki
Quelque part sur le trajet vers Pukaki

Quelques heures plus tard, première pause imposée par la voiture, nous en profitons pour manger, stressés. Deuxième pause après deux heures de route, le problème semble plus grave, nous resterons au milieu de nulle part pendant une demie heure. Nous voyons arriver Joe le mécano, Ranger de free camps, prêt certainement à nous donner une amende pour stationnement illégal. Il regarde le moteur et nous conseille d’aller à un garage de Fairlie. Nous redémarrons, résignés mais convaincus qu’on peut arriver jusqu’à Christchurch : il ne nous reste que deux heures et demies, on peut y arriver. (Excusez la qualité des photos iPhone 5 prises en roulant…)

Lac Tekapo
Lac Tekapo
Vers le Mont Cook !

Juste après Fairlie, dans un virage dangereux, le van a dit «  vous ne passerez pas » et s’est arrêté là, bien décidé à nous achever. Dégoûtés, fatigués, cassés et blessés, nous nous résignons à accepter notre sort et à vivre ce qui devait arriver. Nous appelons la dépanneuse, les $800 du Milford serviront à payer le retour jusqu’à Christchurch. Vers 21h le dépanneur arrive, le même moment que choisi un petit hérisson pour nous faire coucou. La nature, y a que ça pour vous donner le sourire dans ces moments là.

Notre tête quand finalement les $800 du Milford passent dans la dépanneuse

Nous arrivons vers minuit sur le parking du Matipo garage à Christchurch. Le dépanneur est sympa et accepte de déposer Madame Choup à la maison un peu plus loin. Droguée de paracétamol, ibuprofène et codéine, elle arrive les bras chargés des draps et de son sac (Vive la codéine les amis !). Monsieur Choup devra marcher une demie heure avec trois sacs à dos dans le parc pour rentrer et ramener ordi, appareil photo et biens de premières nécessités.

Non, ce n’est pas vrai, on n’a pas pleuré

Donc résumons : des pannes multiples, deux passages chez le garagiste, un accident de bateau, un passage à l’hôpital, un dos en vrac, des annulations/reports de randonnées tant désirées, d’autres pannes et un trajet de deux heures en dépanneuse. Nous avons adoré ces vacances, c’était génialissime ! Si vous aussi, vous voulez vivre la même expérience, n’hésitez pas à nous contacter, on vous organisera tout ça.

La suite des événements dans un prochain épisode : Comment réparer une voiture dont le problème est compliqué ? 🙄

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