Nous arrivons vers 10 heures au départ de rando de Scott’s Saddle au Mont Hutt, nous nous sommes offert une petite grasse matinée (il en faut bien). Nous avons lu du bien sur les randonnées du coin donc nous nous lançons sur le Scott’s Saddle 4.5 km de montée dans la forêt gadouilleuse accompagnés des nuages et de très timides rayons de soleil. Après deux heures de montée ardue sans aucune vue, à monter comme des ânes, nous décidons de faire demi tour : aucune vue, que de la montée, du mauvais temps et de la fatigue. Le combo idéal donc pour dégouter les randonneurs que nous sommes. Nous décidons de prendre sur le retour la petite boucle via Ridge et Alder tracks, beaucoup plus sympa, la route prend des allures de sous bois aux jolies fleurs et champignons sauvages. Les petits oiseaux nous suivent en chantant. Nous passons un petit moment agréable, le chemin monte et descend mais reste praticable et facile. Pour une remise en jambe, c’est bien mieux que la montée abrupte !
Nous dormirons au Taylor Stream, presque seuls puisque nos voisins arriverons tard dans la nuit. Nous prendrons une douche « bassine d’eau » glacée sous la pluie en prenant l’eau de la rivière non loin, nus et seuls au milieu du camping. Pendant quelques instants, on a regretté de se geler les miches mais les minutes qui suivent sont tellement agréables quand on retrouve nos polaires et notre plaid moumoutte. Au moment de se coucher, Monsieur Choup décidera que partir la nuit, seul sans prévenir pour chercher de l’eau à la rivière était une bonne idée. Il reviendra tout penaud et tout mouillé, ayant glissé sur un rocher et tombé dans l’eau. Le courant étant fort, il aurait pu finir noyé sans que Madame Choup n’en soit au courant. La leçon ? Toujours prévenir où on va, surtout la nuit ! Il finira heureusement avec seulement une belle bosse au doigt et (peut être) une petite entorse.
Nous conseillons le coin si vous aimez marcher en forêt, la petite boucle est faisable avec des enfants. Honnêtement, le Scott’s Saddle peut être manqué sans regret. Si vraiment vous souhaitez des photos du Mont Hutt, prenez la Ski route qui monte directement à la fin du Scott’s Saddle.
Définition de liberté : Possibilité, pouvoir d’agir sans contrainte ; autonomie. Liberté de décision, d’action.
La vie en van c’est clairement la meilleure définition de la liberté que vous pourrez trouver. Revenons ensemble sur cette première expérience à travers notre témoignage.
Notre Choup van prenant la pause devant le Mont Taranaki
La cuisine et l’alimentation en van
Au début pour nous, c’était salade sandwich / noodles / chips. Parfaitement équilibré (ou pas) mais surtout parfaitement économique. Toutefois manger à ce rythme sur du long terme va créer des frustrations. Si comme nous vous êtes motivés par un bon repas alors vous ne pourrez pas sacrifier vos besoins pour votre budget et vous trouverez des solutions pour des repas copieux et équilibrés tout en restant dans la réalité que vous cuisinez dans 3m².
Petit dejeuner avec vue au French Pass, Nouvelle Zélande
Les noodles resterons un indispensable puisque c’est chaud et rapide, mais quand on essaie de réduire au maximum les déchets et éviter le plastique, on les faits soi-même. Des nouilles, des épices, le combo soja + nuoc mam et vous êtes parés à toutes les éventualités de la soupe chinoise. Vous pourrez même y ajouter des légumes frais.
Pour le déjeuner, on se préparait régulièrement des wraps ou des salades : Lentilles au thon, wraps avocats tomates noix de cajou, salade pomme de terre tofu cornichons poivron…. Il y a le choix dans les plats froids. Pour les plats chauds qui permettent de ne pas manger des soupes chinoises tous les soirs, il y a le curry de pois chiches, les lentilles massala, le butter tofu, le riz soja saumon (pour le saumon, l’idéal c’est de le cuire au court bouillon pour éviter les odeurs dans la voiture). Pour le petit déjeuner, nous sommes habitués aux tartines de pain et pâtes à tartiner / peanut butter maison.
Vous noterez que les plats sont végétariens. Notre vie en van nous a amené à réfléchir autrement et de toute façon conserver de la viande en van sans frigo c’est impossible en été.
L’hygiène et les besoins naturels en van
Sur ce point, je ne vais pas être franchement un bon exemple de fille parfaite et proprette parce qu’en van j’étais plus un petit goret 🙂
Pour les besoins naturels, quand les toilettes des free camps étaient propres j’y allais, toutefois j’ai un petit souci de vessie qui me fait aller aux toilettes genre 10 fois dans une soirée, j’ai développé un stress du pipi-room donc pour ma propre sérénité j’utilisais les toilettes portables du van. Finalement entre braver les moustiques, les sandflies, les araignées, les odeurs des inconnus (petite nature) et faire pipi dans mon van au chaud, le choix était vite fait.
Seul impératif : vider tous les jours les toilettes – honnêtement ce n’est pas insurmontable quand c’est son propre pipi (ou même celui de son homme, après 8 ans on est à un point d’intimité où on s’en fiche 😁). Pour la grosse commission on en reste aux toilettes du free camps et on brave les éléments. Si toutefois on est malade ou qu’il n’y a pas d’autre solution, je conseille la technique du sac poubelle : mettre le sac poubelle dans le trou des toilettes, faire la grosse commission dans le sac puis fermer le sac hermétiquement (le serrer très fort), le jeter dans la poubelle qui convient dès que possible, si le sac est bien fermé il n’y aura pas d’odeur désagréable. C’est franchement pénible mais c’est passable et j’ai été amenée à le faire une seule fois parce que FRANCHEMENT les toilettes du camp étaient dégueux et ce n’est pas fréquent en Nouvelle Zélande.
En vrac :
Si vous le pouvez, réglez votre transit sur la fin de matinée, vous trouverez toujours des toilettes plus propres en route (surtout en Nouvelle Zélande !)
Si vous le pouvez, faites votre commission dès que vous arrivez dans le free camp – moins il est tard moins les toilettes auront été utilisées par les autres campeurs. (PS : le café fonctionne bien pour accélérer le processus)
Si vous n’avez pas le choix, faites dans la nature MAIS svp, enterrez votre commission et le papier biodégradable qui va avec profondément et ne faites pas près d’une source d’eau ou d’une rivière (la « pelle à caca » est votre meilleure alliée)
Concernant les douches, en vrac :
La douche solaire : C’est trop génial de prendre une douche chaude en liberté, encore faut-il qu’il fasse beau !
La douche de chat : Un gant + de l’eau + du savon = ça fait du bien au bout de 4 jours
La mer tu fuiras si tu n’es pas sûr de pouvoir te rincer (sauf si tu veux dormir dans du sable et du sel, c’est ton choix).
Si tu as l’occasion de prendre une douche chaude et gratuite, tu fais un détour et tu prends ta douche (Merci le DOC de Queenstown !)
Quand tu auras l’occasion de laver tes vêtements, fais les bien tremper et frotte au niveau des aisselles. La transpiration de 10 jours, ça pue !
On a suivi certains conseils de blogs d’utiliser des lingettes bébé, jusqu’à prendre conscience qu’elles polluent tellement que nous avons préféré les oublier.
L’organisation en van
Il y a deux types de philosophie : ceux qui laissent en désordre pour décourager les voleurs et ceux qui ne peuvent pas vivre dans le bordel dans 3m². Sans surprise nous faisons partie de la deuxième catégorie.
Plier les vêtements, ranger les provisions, planquer les sacs à dos, ranger la vaisselle, ranger les papiers du DOC et les cartes, ranger l’eau, le toilette, l’ordinateur, le Kindle…. Bref beaucoup de choses dans si peu d’espace mais sans rigueur c’est le bordel et ça n’est pas possible pour nous, on ne se voit pas chercher notre recharge de téléphone à 21h00 dans le noir.
Donc dès qu’on arrivait dans le free camp pour la nuit, on rangeait ce qui trainait en deux minutes. Monsieur part faire la lessive pendant que Madame range le van pour la soirée. La technique pour ne pas attirer l’attention est de ne rien laisser en apparence qui pourrait intéresser un voleur. La journée pendant nos déplacements, on avait toujours avec nous nos sacs à dos, nos papiers, notre ordinateur et notre appareil photo (même pour faire les courses). Pour la nuit, nous rangions les sacs à dos sous le lit à l’abri des regards. L’ordinateur et l’appareil photo étaient quant à eux cachés sous les piles de vêtements.
Dormir en van
Cette partie est un peu la peur de tous les free campeurs : si j’arrive trop tard et que je n’ai plus de place, que faire ? Honnêtement sur les trois premiers mois de road trip pas de souci sauf 3 nuits :
– La 1ère parce qu’on a pris le ferry Wellington – Picton tard et qu’il n’y avait plus du tout de place. Donc nous nous sommes garés sur une « non place » et nous l’avons quittée très tôt le lendemain matin.
– La 2ème et 3ème, tout simplement parce qu’il n’y avait pas de free camps dans la zone :
Au French Pass dans le nord de l’ile du sud mais franchement, la nuit sur le camp payant du DOC valait le coup : nager avec une raie Manta, une douche chaude et des toilettes propres.
Dans la zone du Franz Joseph Glacier, pas de free camps donc nous avons payé un emplacement dans un camping avec douche chaude (de toute façon, dès qu’il y a une douche chaude, ça vaut le coup 😋)
Certains camps valent leur prix
Toutes les autres nuits nous avons dormi en Free camp (vive les économies !), la seule règle est qu’il faut essayer de ne pas arriver après 18h00 en haute saison sinon vous prenez le risque de devoir aller ailleurs. Je ne vois personnellement pas comment il est possible de voyager en van en Nouvelle Zélande sans l’application « Campermate » pour localiser les free camps. D’ailleurs si vous voyez dans les commentaires que le lieu est sans sandflies (si seulement…), propre et qu’il y a une douche alors prévoyez d’arriver pour 16h00 sinon c’est mort (ce n’est pas la ruée vers l’Ouest mais presque).
En vrac :
Au printemps et en été, n’ayez pas peur d’avoir froid. En fait la nuit, il fait chaud dans un van puisque vous dégagez beaucoup de chaleur en dormant. Le plus difficile est le matin en se réveillant pour aller au pipi room 🙂. Personnellement, il y a eu une seule nuit où nous avons eu vraiment froid sur trois mois.
Si vous pouvez, prévoyez d’acheter un van self-contained – SC (un vrai pas un où les bidons ont été changés et les toilettes vendues après la certif). Déjà parce que si vous respectez un tant soit peu le pays, vous y suivrez les règles et ensuite, parce que beaucoup de free camps sont réservés aux SC et qu’avec une voiture vous ne pourrez pas y aller. Les économies que vous allez faire à ne pas payer une nuit en camping vaudront l’argent que vous mettrez à l’achat du van. Qui plus est parce qu’en achetant un van SC vous récupérerez l’argent misé (ou presque) à la revente alors que l’argent des campings ne reviendra jamais.
Certains laissent une fenêtre légèrement ouverte la nuit pour éviter la condensation. Nous ne nous y sommes pas résolus de peur d’avoir des insectes / des vols / on est paranos donc si votre van n’est pas trop isolé il ne devrait pas y avoir de condensation. Je me permets de vous conseiller d’éviter les vans isolés (sauf si vous voyagez en hiver), il faut que votre voiture respire, sinon gare à aux moisissures !
Pensez aux tenues thermiques avec votre pyjama, quand il fait frais, ça fait du bien.
La vie avec les autres en van
Je suis une pénible (assumée) de la vie à propos du bruit et une antisociale de première à partir du moment où on empiète sur ma tranquillité. Imaginez donc mon niveau de stress à Paris en prenant le RER A pour la Défense tous les jours, 3h par jours.
A part quelques nuits, nous avons été franchement surpris de voir que la majeure partie des gens sont respectueux et sont silencieux passé 20h00. De toute façon on est tous fatigués en road trip puisqu’on bouge et on marche tous les jours ☺️.
Alors en vrac dans la liste des pénibles que vous rencontrerez :
En bref, tous les jeunes en groupe et qui ont 20 ans (mais ça c’est parce qu’on est des vieux cons 😁).
Ceux qui se considèrent seuls sur les free camps et qui jouent au basket à minuit (véridique, à Nelson)
Ceux qui s’amusent avec leurs frontales et qui sont franchement doués comme des c**s pour rentrer se coucher dans leur van (peut-être à cause du bordel dans leur voiture ? CQFD)
Les locaux qui sont anti-van et qui s’amusent à klaxonner à côté des free camps.
Les locaux qui sont c*ns et qui viennent sur les free camps pour faire la fête et laisser leurs bières par terre (sur le zéro déchet on repassera) – Près de Wellington, sur un free camp merveilleux – pas dormi avant 4h00 du mat 😥
Conclusion
Faisons court et efficace : La vie en van, c’est que du bonheur, foncez et enjoy !
Depuis Christchurch, nous avons repris la route direction Hamner Springs. Nous nous sommes arrêtés dans un free camp sur la route à Haward afin de profiter de l’après midi pour dormir, plus tôt le matin, nous avions fait l’état des lieux de sortie et le ménage de notre appartement.
La porte de notre logement à Christchurch
Nous nous arrêtons donc dans ce tout petit free camp de deux places, ultra calme avec des toilettes super propres et une tyrolienne. Ni une ni deux, comme deux mômes nous profiterons des jeux d’enfants.
Notre titine, prête à prendre la route !
La fameuse tyrolienne (on vous épargne les vidéos)
Free camp avec vue moutonneuse
Le terrain est utilisé pour l’entraînement des pompiers, ça fait l’animation du soir !
Quelques heures après être installés, nous nous sommes rendus compte malgré nous que nous avions un pneu à plat. Quelques heures plus tôt Monsieur Choup avait remis de l’air dans les pneus. Il a visiblement cassé le capuchon, nous avons du remplacer la valve le lendemain matin à Amberley. Donc demi-tour direction le tyres shop pour remplacer ce qui a été cassé, 15 dollars plus tard nous repartons direction Hamner Springs.
Le pneu avant droit bien à plat
Nous arriverons une heure plus tard dans cette jolie petite ville lovée au cœur des montagnes et des jolies forêts. Nous décidons d’aller faire une petite balade de 2h et nous grimpons sur le Mount Isobelle Summit track.
Nous avions décidé de mettre nos petites baskets car nous avons sous-estimé la qualité du sentier et la difficulté du terrain. Finalement nous avons monté plusieurs pierriers parfois humides parfois poussiéreux, avec nos petites chaussures de running, mais heureusement pas de problème de cheville à signaler (Après s’être cassé le coccyx il manquerait plus que Madame Choup se casse la cheville…) Après avoir bénéficié d’une jolie petite vue sur toute la ville, nous décidons de nous offrir un après-midi de repos après toutes les émotions du déménagement de notre appartement, et aussi parce qu’il faisait sacrément chaud !
Nous décidons donc d’aller au free camp le plus grand du coin. Malgré les sandflies qui nous y attendait, le coin est plutôt joli. Elles ne nous avait pas manquées ces petites bêtes qui mordent, qui font super mal et qui sont ultra fan de Monsieur Choup. L’endroit est en tout cas fort sympa, au milieu de la forêt, il y a de la place, c’est calme et les toilettes sont propres, que demander de plus ?
Nous en profitons pour vaquer à nos occupations, coutûre pour Monsieur Choup, dessin pour Madame. L’après-midi passera sans encombre et nous mangerons le plat favori des Choups, des petites pommes de terre dans du fromage fondu avec des petits jalapenos – la spécialité du patron 😋
Le lendemain matin nous voulions nous lever tôt pour aller faire une balade, mais le réveil 0 nous 1 – nous décidons de nous lever un petit peu plus tard et prenons notre petit-déjeuner au son du chant des oiseaux puis direction les piscines thermales.
La vue est sympa quand même, avec les oiseaux qui viennent gratter le sol.
Nous passerons un moment agréable entourés de tous les locaux en vacances de Noël et nous profiterons d’une piscine thermale privée, pour la modique somme de 45 dollars par personne (les 30 minutes). La demi heure est suffisante, plus temps et on se serait ennuyés. Ce petit moment agréable se continuera dans des piscines de sulfure, puis d’autres piscines thermales à l’extérieur au soleil et finalement dans des toboggans (parce que chez les Choup on est des petits foufous). Nous passerons donc toute la matinée à nous baigner en amoureux.
Ensuite nous ferons un petit tour en ville. C’est une petite cité touristique très jolie, entourée par les montagnes et plutôt aisée. Nous avons décidé de manger le plat local que nous adorons toujours, le fish and chips suivi d’une petite glace maison style à l’italienne.
Nous passerons la soirée tranquille sur le même free camp que la veille, avec nos amies sandflies. Nous continuerons de nouvelles aventures demain matin.
Nous vous conseillons de visiter Hanmer Springs, c’est une petite ville très sympa qui nous rappelle un petit peu Chambéry, même si Chambéry est quand même plus jolie. Le coin ne vaut toutefois pas le détour si vous restez moins de 3 mois, mais nous c’est notre 4e mois de roadtrip donc on s’est dit qu’on allait aller là où on n’était pas encore allés.
Niveau budget, free camp 0 dollars, thermal pool 45 dollars x 2 + 6 dollars pour le locker, fish and chips 26 dollars pour 2 personnes, pour les 2 glaces 15 dollars. Total donc de ces deux jours, 137 dollars.
Chez les Choup, nous avons tellement aimer la liberté de voyager en Nouvelle Zélande que nous avons décider de rester deux mois et demi de plus afin de reprendre la route pour visiter ce qui n’était pas encore vu (ou pas assez bien vu). Nous essaierons notamment de retenter notre chance pour le Kepler puisque, définitivement, nous en avons besoin.
Quand on part en vacances, on ne se doute de rien
Option 1 : L’extension de visa
Après un Permis Vacances Travail, vous pouvez faire les démarches pour l’extension de visa mais vous devez avoir travaillé 3 mois dans l’agriculture et surtout avoir les feuilles de paie qui permettent de le justifier (exit le woofing/helpx donc). Nous n’allons pas détailler cette option puisque nous ne la connaissons pas assez pour vous conseiller, ça serait dommage de vous induire en erreur.
Option 2 : Sortir du pays et revenir, le Waiver visa
Vous pouvez décidez d’opter pour l’option la moins coûteuse et de sortir du pays afin de revenir pour demander le waiver visitor visa (gratuit) et payer la Nzeta et la Levy. Cette option est la moins coûteuse mais la plus « risquée » car vous pouvez vous voir refuser l’entrée dans le pays. Il s’avère d’ailleurs que les douaniers sont de moins en moins dupes et de plus en plus exaspérés des abus. Les contrôles sont fréquents, surtout si vous revenez de destinations proches de la Nouvelle Zélande comme l’Australie. C’est tout de même la solution la moins chère puisqu’il n’y a aucun examen médical à payer et que vous pouvez profiter de petites vacances tranquilles (l’occasion peut être d’aller visiter le Tonga). Vous devez impérativement disposer d’un billet de sortie du pays sinon vous avez beaucoup de chance de vous faire refuser l’entrée.
Quand vous optez pour l’option 2 mais que vous êtes refusés
Le prix de cette solution (sans les frais des petites vacances) revient à $47 par personne : $12 pour la Nzeta + $35 pour la IVL si payée en même temps que la Nzeta (données datant de Novembre 2019).
Option 3 : Le Visitor Visa
En troisième option, vous pouvez également décider d’acheter le visitor visa depuis la Nouvelle Zélande afin de ne pas avoir à payer de billets aller-retour ni d’avoir besoin de quitter le pays (et vous pouvez rester au chaud à Christchurch… 🙄… ahah la blague)
C’est ce que nous avons fait avec Monsieur Choup parce qu’on n’avait franchement pas envie de bouger du pays, parce qu’on a pris cette occasion pour faire un check up médical avant de continuer nos aventures et puis parce qu’on ne pouvait pas se permettre d’un point de vue travail de s’offrir des vacances. Au moins, cette solution est détente, vous ne risquez pas (ou très peu) de vous faire refuser le visa. Par contre, c’est une solution chère si vous êtes à Christchurch (plus abordable en étant à Auckland ou Wellington).
En effet, ils ne lésinent pas sur les prix : $950 pour deux x-ray chest et general examinations + $281 pour deux visitor visas, en prouvant qu’on est conjoints de faits. Les $281 prennent déjà en compte la Levy. Si vous prenez le visa pour une seule personne, le montant s’élève à $246.
Le gouvernement néo-zélandais qui vole nos billets
Si votre demande a été soumise (c’est à dire que vous avez envoyé tous les documents) et que vous êtes en attente de validation, vous pouvez légalement dépasser le délai accordé par votre PVT puisque vous disposerez automatiquement et de façon transparente d’un intérim visa. Si vous êtes refusé, vous aurez 20 jours pour quitter le territoire.
Pour les documents à prévoir, ils sont plutôt simples et la démarche prend 5 minutes. Il faut prévoir des photos au format exigé, la preuve de votre bonne foi donc un billet de sortie du territoire, une preuve de relation (mariage, conjoints…) et un document qui prouve que vous ne travaillerez plus dans le pays. Pour nous, ce dernier a été une lettre de notre employeur confirmant notre dernier jour de travail. Vous remplissez le formulaire en ligne et vous mettez les docs, vous payez puis vous attendez.
Sur la route vers Arthur Pass
De notre côté, la demande de visa a été traitée en une semaine seulement et accordée. Chouette, nous repartons en roadtrip ! Allons nous tomber de nouveau en panne ? Passerons nous un roadtrip du cauchemar ? Allons nous retomber dans un bateau ? Le suspense est à son comble !
Chez les Choup, nous avons pour projet de partir en PVT au Canada pour 2020. Nous avons ouvert notre candidature en Juillet 2019 et Madame Choup a été tirée au sort en août 2019, juste avant la fermeture du bassin de candidatures 2019. C’est super d’avoir l’occasion d’être tirée au sort si tôt, ça nous permet de préparer nos plans. Monsieur Choup va quant à lui postuler au bassin 2020 et sinon, quoi qu’il arrive nous sommes sur le sol canadien au plus tard en Octobre 2020.
Le contraste et les lumières sont intéressants
Quand vous êtes tirés au sort, vous devez passer par plusieurs étapes pour fournir les documents nécessaires au gouvernement canadien. Nous n’allons pas rentrer dans les détails puisque tout est formidablement bien décrit sur le site des pvtistes :
Nous allons donc nous concentrer sur la prise de données biométriques en Nouvelle Zélande. En premier lieu, sachez que le seul centre actuellement ouvert pour faire ses données biométriques pour le gouvernement canadien est situé à Auckland. Donc si vous êtes sur l’île du sud, vous aller devoir faire l’aller-retour vers Auckland. Surtout parce que vous avez 30 jours pour fournir les données et que vous ne pouvez pas décaler sans une bonne raison. Donc nous habitons à Christchurch, Madame Choup a donc fait l’aller-retour dans la journée.
L’aller-retour en avion
Concernant les billets d’avion pour les vols domestiques, sachez qu’Air New Zealand sont rois pour faire fluctuer les prix de façon exorbitante. Nous confirmons que nous avons vu de nos propres yeux que d’un jour à l’autre les billets sont passés de $40 à $160 puis repassés à $45. Apres étude, nous n’avons pas vu plus bas que $45 le billet, donc nous avons entendu, tapis dans l’ombre, et dès que c’est repassé à $45 nous avons réservé un aller-retour pour $100 (avec la commission de réservation par carte bancaire sur internet). Nous vous conseillons de ne pas choisir de siège lors de votre réservation ni lors de votre check in pour éviter de payer des frais additionnels, Madame Choup était toute seule, elle s’en fichait bien d’où elle allait être assise.
Loin d’être bête quand il faut faire des économies
Trajet bus / avion / bus / marche / bus / avion
Pour relier l’aéroport de Christchurch à la ville vous pouvez prendre le bus 29 pour $8.50. Il passe par Fendalton et il dépose juste devant les portes de l’aéroport.
Poème dans le bus 29
Pour relier l’aéroport d’Auckland au Centre-ville vous avez plusieurs solutions mais la plus simple c’est de prendre le Skybus pour $17 qui vous amène directement devant les portes du centre des affaires internationales (ou presque). Vous pouvez prendre le bus Metro beaucoup plus long ou encore un taxi beaucoup plus cher. Sachez qu’en Sky bus il vous faudra environ 45 minutes à une heure pour aller jusqu’au stop numéro 9 à côté de la Sky Tower où se situe VFS, le centre des prises de données biométriques canadiennes en Nouvelle Zélande. À partir du stop 9, vous irez tout droit puis à droite au pont et vous verrez le grand immeuble marqué Huawei. Vous prenez l’ascenseur jusqu’au 11e étage et vous y êtes 😊
Pour retourner à l’aéroport même choix qu’à l’aller : le Metro bus, le taxi ou le Sky bus. Si vous payez par cash vous pouvez vous arrêter à n’importe quel arrêt du trajet de sky bus et payer les $17 au chauffeur. Si toutefois vous voulez payer par Carte bleue alors vous devez remonter la Queens Drive jusqu’au point de vente du Sky Bus.
Sky Tower, Auckland
Tips : Lorsque vous arrivez au guichet du Sky bus à l’aéroport, demandez la carte des rues d’Auckland et demander lui de vous entourer le centre Huawei.
Les documents à prendre avec soi
Tout est indiqué sur le site internet du VFS. Vous devez imprimer et prendre avec vous votre lettre d’invitation pour les données biométriques que vous avez reçu sur votre profil de candidature. Vous devez imprimer et prendre avec vous votre lettre d’invitation de VFS. Vous devez imprimer, remplir et prendre le formulaire de consentement que le VFS vous demande. Vous devez prendre avec vous le passeport que vous avez utilisé pour faire votre demande de visa canadien.
Théâtre, AucklandChinatown, Auckland
Le déroulement du rendez-vous
Vous êtes accueilli par les administrateurs, ils vérifient que vous avez tous vos documents, ils vérifient votre profil sur leur ordinateur et ils vous font patienter. C’est un peu l’usine et ça s’enchaine beaucoup. Par la suite vous passez dans un petit cabinet, l’agent prend vos empreintes puis il vous prend en photo. Vous repassez devant l’administrateur, il imprime des tickets qu’il transmet au gouvernement canadien. Vous n’avez plus rien à faire au sujet des données biométriques par la suite, tout est géré par le centre VFS. Vos données biométriques ne sont valables qu’au Canada et pendant 10 ans.
Par la suite, vérifiez bien que votre statut de données biométriques s’actualise bien sous 24/48h sur votre profil du gouvernement canadien comme indiqué ci-dessous.
Tips pause midi
Pour le midi, Madame Choup est allée chez « Revive Vegan », à 10 minutes à pieds du centre Huawei. Pour $17 vous avez de quoi manger et un très bon smoothie. Les prix vont de $9 à $20 et vous avez du choix 😋 C’était bon, cela manquait un peu d’épices mais nous aimons beaucoup la démarche, pas de déchet non recyclable, des produits végétaliens et des prix franchement très raisonnable pour Auckland.
Jolie vue sur la Sky TowerJe ne sais pas si le plastique du smoothie est recyclable, mais certainement vu l’éthique du restauEn attendant le skybus pour l’aéroport
Voilà, voilà 😎 Espérons que cet article soit utile, nous n’en avons pas trouvé sur le sujet en fouillant notre ami Google.
Après 3 mois de road trip à travers la Nouvelle Zélande, dont nous partagerons les photos prochainement, nous nous sommes installés à Christchurch pour passer l’hiver. Nous ne voulions pas nous geler les cacahuètes dans le Choup van en plein hiver donc nous avions pris la décision de faire une collocation et de travailler jusqu’en Septembre, soit sept mois. Finalement Madame Choup a eu l’occasion de rester plus longtemps dans son boulot donc resterons jusqu’au 31 Décembre 2019 – au taquet de la période de validité de notre PVT. De son côté, Monsieur Choup n’a pas eu la chance de trouver une opportunité de long terme dans ses qualifications, il a donc enchainé les missions d’intérim l’histoire de mettre un peu plus de beurre dans les épinards. Il a souhaité partager son conseil dans le témoignage ci-dessous, à la différence de la grande majorité des backpackers, ses missions d’intérim n’étaient pas dans l’agriculture. Découvrons ensemble son expérience à Christchurch.
Prends place pour l’aventure
Description
du profil professionnel et du niveau d’anglais
J’ai fait de (trop) longues études d’ingénieur mécanique en France avant
d’arriver en Nouvelle Zélande. J’ai eu également l’opportunité de travailler en
CDI pendant deux ans avant que nous partions pour notre voyage. J’ai tout
quitté, mon petit confort, pour recommencer tout à zéro en Nouvelle Zélande.
Mon niveau d’anglais avant de venir était très approximatif. Disons que, comme je lis des mangas en anglais depuis des années, j’ai la chance d’avoir beaucoup de vocabulaire. Par contre mon écoute et mon oral sont clairement du niveau Dora l’exploratrice… Pour vous aider à situer, avant de partir j’avais 820 au TOEIC, ce qui est un bon score mais qui ne concerne que la compréhension d’un anglais britannique (or ici ce sont des kiwis).
L’arrivée en Nouvelle Zélande m’a donc obligé à pratiquer un minimum mon
oral, rien que pour faire les courses ou mettre de l’essence dans la voiture. Travailler
à Christchurch a vraiment été un boost dans mon niveau. Seul face à des natifs
ou à d’autres étrangers, on n’a pas d’autre choix que de s’investir pour se
faire comprendre. Les débuts sont difficiles, on a l’impression de passer pour
un con à force de demander de répéter mais ça s’améliore avec le temps donc il
faut faire preuve de patience et de persévérance. J’avoue que c’est vraiment
pénible de passer pour un jambon et de ne pas comprendre les blagues des
collègues, et puis, le rire jaune « J’ai rien compris mais je rigole » ne
passe pas tout le temps inaperçu, malheureusement.
Je rigole, mais je n’ai pas compris, et oui.
Description des recherches sur place
Lorsque nous avons trouvé notre appartement, ni une ni deux, nous avons
imprimé des CV et sommes partis à la chasse aux petits boulots. La légende
raconte que vous pouvez trouver du travail très rapidement sauf que, ce qu’on
nous cache, c’est que nous sommes très, très nombreux à chercher un travail à
cette période et que la compétition est rude.
Nous avons fait fi de nos qualifications et avons distribué des CV dans
les restaurants, les magasins, les bijouteries, les pâtisseries…. CV après
CV, sites après sites, rien n’y fait… Au fur et à mesure des jours, disons
que ça commençait à peser un peu sur la patate de voir pleuvoir des refus.
Surtout qu’il faut payer le loyer, les charges, la bouffe etc… un matin de désespoir où nous distribuons nos CV dans la rue piétonne de la libraire de Tauranga dans une pâtisserie, nous rencontrons un français qui nous conseille de tenter de contacter l’agence One Staff. Ni une ni deux, nous nous y dirigeons immédiatement CV en mains et je vais pouvoir commencer mon aventure d’intérimaire, l’ego dans le ventre, un petit peu déçu mais content de trouver une activité. Merci à toi jeune français pour le conseil car tu as sauvé notre portefeuille – nous sommes très reconnaissant de ta solidarité 😊
Merci
Description d’un entretien avec un cabinet de
recrutement intérimaire
Nous sommes arrivés ensemble
avec Madame Choup trop heureux de commencer très vite à travailler ! Dans
l’entrée il y a du monde, nous discutons rapidement et comprenons qu’il y a pas
mal de documents à remplir et une vidéo d’introduction à suivre. Ni une ni deux,
nous nous y mettons. Nous vous conseillons de prévoir deux à trois heures
devant vous si vous y aller, il y a du monde et le process est long :
Remplir la masse de document,
Suivre la vidéo d’introduction des risques du travail chez Onestaff. Sur des chantiers et dans l’industrie, les risques sont nombreux et on peut dire que leur vidéo est presque dissuasive (âmes sensibles prenez garde, les perceuses et vos yeux ne sont pas compatibles !). Il y a aussi un petit questionnaire à remplir pour voir si vous avez suivi les conseils. Ça n’a pas l’air comme ça mais quand la maitrise de l’anglais est approximative, ce n’est pas si simple 😉 (J’ai honteusement copié sur Madame Choup, bouh…😜 )
Passer un petit entretien avec un de leur chargé de recrutement,
Faire un drug test pour pouvoir commencer rapidement à travailler,
Récupérer le matériel de protection (les fameux PPE, Personal Protection Equipment)
Pendant l’entretien,
j’explique mon profil, ce que je sais faire, j’ai notamment déjà travaillé sur
des lignes de production en France donc je sais comment ça se passe (et je
connais déjà malheureusement le rythme rébarbatif). On m’explique que je suis
un peu « trop » qualifié pour la plupart des missions et qu’au vu de
mon profil, ils vont me payer plus cher que la moyenne du SMIC (la fierté quand
on te dit ça vous n’imaginez pas… bon après finalement ça n’a pas toujours été
le cas, mais tout compliment est bon à prendre). Ils m’expliquent comment ça se
passe, de répondre au maximum aux SMS même si c’est pour refuser une mission,
l’histoire qu’ils sachent que vous êtes toujours disponible sinon ils vous
oublieront.
Moi, moi, moi je veux du boulot !
Par la suite, on fait pipi
dans l’éprouvette, le petit drug test accompagné par le chargé de
recrutement dans le hall des toilettes (qui attend derrière la porte, ouais,
carrément). Ils doivent avoir de nombreux souci de drogues ici parce que des
tests comme ceux-là, j’en ai passé un nombre incalculable de fois et c’est
franchement pénible ! Ensuite, avec Madame Choup, nous récupérons nos
« PPE » : un casque de chantier, des gants, des lunettes de
protection, des chaussures de sécu et le fameux gilet orange de One Staff (pas
jaune le gilet, HEUREUSEMENT !). Madame Choup porte son tout premier
casque de chantier, elle est toute heureuse… (il lui en faut peu).
So proud de nos gilets orange
Nous sommes immédiatement
placés sur une première mission, ensemble, pour démonter des tentes le
lendemain. Super ! Premier challenge accepted – expérimentons le travail
néozélandais.
Description des missions et du parcours d’intérimaire
Cette première mission de démontage de tente s’avérera être la première
d’une longue liste pour moi. J’ai enchainé sans relâche ou presque les missions
les unes après les autres. Nous avons tout de suite été mis dans le bain du
travail néozélandais : Doucement le matin, tranquille l’après-midi.
Madame Choup, de son côté, va travailler un peu sur quelques chantiers pour
mettre des poteaux d’affichage dans des trous et des légumes dans des boites
dans une usine frigorifique. Moi de mon côté, je vais travailler 9 mois en
intérim avec One Staff sur plein de missions différentes, et même si c’est
ennuyeux parfois, c’est toujours super varié et c’est cool :
Ça, c’était pour les petites missions de moins de deux semaines. Par la
suite, j’ai eu l’opportunité de faire de plus grandes missions de plusieurs
mois grâce à One Staff :
Donc le fameux démontage de tente pour le championnat de cricket avec Madame Choup,
Le montage et démontage des rampes pour le Nitro Circus (un spectacle de motocross). J’ai même eu la chance de voir le spectacle sans payer et c’était sympa),
J’ai travaillé pour mettre des papiers dans des enveloppes (là on atteint un niveau de chiantitude level 100),
J’ai déménagé des meubles, installé des meubles dans des centres médicaux,
J’ai fait des livraisons à Christchurch et à Timaru à plus d’une heure et demie de route.
Etc….
À l’heure où j’écris cet article je viens de finir un nouveau montage de
tente, ça faisait longtemps ! La période haute revient et de nombreuses
missions vont se présenter et c’est chouette. Malheureusement, mes poignets
refont des siennes et je suis, encore, en repos contraint. Je suis forcé de
rester à la maison, de dormir le matin et de faire des gâteaux à ma femme, un
vrai supplice.
Tarte au citron végane made in Monsieur Choup
Description de l’ambiance au travail
J’ai trouvé que l’ambiance
était très détente et agréable. Le travail se fait souvent dans la bonne humeur
et la rigolade même si parfois il y a une cadence à tenir et qu’il faut suivre
(surtout dans les missions événementielles comme le montage des tentes). Les
néozélandais sont très gentils et compatissants vis-à-vis de l’anglais, ils n’hésitent
pas à répéter si besoin et ne se moquent pas. J’ai toujours été bien accueilli
par les locaux ou les étrangers, ils sont très bavards et très ouverts, c’est sympathique.
Quelques petites choses m’ont
un peu choquées comme le fait qu’ils rotent ouvertement ou qu’ils consomment
des boissons énergisantes toute la journée et même le matin à 7h. D’ailleurs si
en France, les pauses sont plutôt café croissant, ici les pauses sont souvent
redbull frites, c’est perturbant !
Ils ne sont pas stressés par le travail et s’efforcent de garder une bonne entente. J’ai vu un seul conflit sur toutes mes missions, chez Farmsland. Un petit jeune qui s’est frité avec un boomer pour une histoire d’incompréhension sur le mixage des graines. J’ai du intervenir en mode bras tendus « on s’arrête là les gars » entre les « you are such a d*ck » c’était assez cocasse. À part cela, ils ne sont pas en mode tendus de la production, c’est plutôt smoko le matin, smoko l’après midi (smoko = pause) donc c’est assez tranquille, surtout comparé à la France. En plus, parfois les compagnies d’intérim ont tendance à surévaluer la charge et placer 50 gars sur un chantier là ou seulement une dizaine est nécessaire. Business is business, plus on place de gens, plus on gagne du pognon J
« You are such a d*ck »
Finalement quels ont été les bénéfices de cette
expérience ?
Donc finalement, je garde un
très bon souvenir de mes missions, même si le rythme est répétitif et que ce n’est
pas toujours intéressant et stimulant intellectuellement. J’ai rencontré de
belles personnes, j’ai rigolé avec des locaux et j’ai beaucoup amélioré mon
anglais.
J’en tire une belle leçon d’humilité
de recommencer à zéro dans un pays qui n’est pas le mien. Je ne peux pas
prétendre être ingénieur sans connaitre la langue ni le marché local donc j’ai
rencontré des difficultés pour trouver une mission qualifiée. Malgré tout, je
retiens beaucoup de bons souvenirs et une amélioration vraiment notable de mon
anglais, même si je suppose que j’ai encore du chemin devant moi pour m’exprimer
correctement !
Fier de cette expérience
Avant de venir en Nouvelle
Zélande, j’avais beaucoup d’espoirs de travailler en tant qu’ingénieur et de
continuer à développer ces compétences spécifiques. J’ai rencontré une période
difficile de remise en question professionnelle et une légère dépression vis-à-vis
de mes qualifications que j’estimais sous utilisées. Désormais, je ne me prends
plut trop la tête à ce niveau là car j’estime que j’ai quand même de la chance
de pouvoir travailler et ramener de l’argent pour payer les factures.
Finalement, le plus important est de continuer à apprendre et de passer de bons
moments, surtout en PVT ! Je n’appréhende pas du tout le Canada et, s’il
faut continuer à faire des petits boulots, je le ferais avec plaisir.
Si toutefois vous souhaitez travailler comme moi en intérimaire sur Christchurch, voici les agences avec lesquelles j’ai travaillé : One Staff, Kelly Services et ExtraStaff.
Après 9 mois en Nouvelle Zélande, dont 6 mois à travailler à Christchurch dans l’hiver froid et humide pour gagner notre croûte et anticiper la suite du voyage, nous avons décidé de prendre 12 jours de vacances au Tonga.
Après 6 jours sur l’île principale Tongatapu, nous décidons de prendre le ferry pour aller sur Pangai, l’île principale de l’archipel d’Happai. Nous décidons par la suite d’aller au resort le moins cher du coin et allons donc passer 3 jours sur l’île d’Uoleva. Nous y passerons de magnifiques moments que nous sommes ravis de partager avec vous pour que vous puissiez à votre tour vivre cette expérience. Notre vol de retour vers Christchurch est donc le lundi matin. Nous décidons de passer le weekend sur Tongatapu. Le dimanche tout est fermé, il n’y a pas de ferry pour Eu ‘a, donc nous passerons le dimanche dans le village de Fua’amotu.
Les arbres sont beaux au TongaUn gros et bel arbre à la sortie de l’aéroport
Le choix est fait, nous décidons malheureusement de ne pas aller à Eu ‘a et de passer un moment dans un Guest House près de l’aéroport pour éviter les frais de transports. 🌴
Jour 10 – Suite
Nous arrivons au Guest House à Fua’amotu grâce à deux chaleureuses locales en voiture, pas un chat (mais des chiens errants, toujours) et l’endroit ne paie pas de mine. Nous sommes chaleureusement accueillis par les jeunes filles de la famille, les chambres sont propres, il y a une douche (froide à priori ou alors nous ne sommes pas doués) et des toilettes, une cuisine et l’électricité. Un vrai bonheur donc. Pour le prix (40$T par nuit), nous décidons de rester ici pour le samedi et dimanche soir.
Où nous avons dormi à Fua’amotu
Nous remercions nos conductrices et allons faire quelques courses dans les superettes du coin. Nous avons le choix entre deux magasins: le premier tenu par une chinoise, l’autre par une locale – le choix est vite fait, nous encourageons le commerce local. Nous sommes un peu l’attraction du coin puisque nous sommes les seuls touristes dans ce coin reculé pourtant à côté de l’aéroport. Les touristes vont habituellement directement au centre-ville dans de beaux hôtels et pas dans un Guest House loin de tout. Nous achetons des feuilles de tarot, la commerçante nous offre un Kumara (trop sympas ces gens 💛 ). Pour la petite anecdote, il faut savoir que Madame Choup pensait que par « tarot leaves » les locaux entendaient des morceaux de tarot enveloppés dans des feuilles mais, non, c’était juste des feuilles. Donc nous demandons comment les cuisiner correctement parce que nous n’avons jamais cuisiner des feuilles de tarot. En rentrant nous nous rendons compte que nous n’avons pas de plaques électriques (les boulets oui !) donc nous faisons bouillir au four micro-onde fonction « pasta » ces fameuses feuilles (ouais, on est nuls, on sait 😃 ).
ALERTE – Ne tentez pas de cuisiner les feuilles de Tarot vous-même, nous nous sommes brulés la bouche. Il y a certainement une substance irritante dans la feuille et malgré la cuisson elle était toujours présente, on s’est fait la peur de notre vie.
Du coup, pas de feuille de tarot mais du Kumara au lait de coco
À part cette mauvaise expérience, nous avons hyper bien mangé puisque la famille du Guest House nous a offert plusieurs fois à manger (On devait avoir l’air de mort-la-faim). Ils nous ont offert plusieurs noix de coco, du chocolat en poudre, des fruits, du gâteau au chocolat et un dîner tongien typique avec du poisson pané et du Kumara. Nous avons été accueillis comme des pachas ! La famille est absolument adorable, nous n’avions jamais été aussi bien accueillis.
Les fameuses feuilles de tarot en haut à gauche. OK les pailles ne sont pas zéro déchet mais offertes par les locaux, avouons que l’attention est mignonneRepas offert par les locaux
Jour 11
Nous nous réveillons plusieurs fois dans la nuit à cause de la pluie. Nous n’avions pas vraiment vu de vraie pluie tropicale depuis notre arrivée, à part quelques gouttes au Jour 6. Or le matin du jour 11, il pleuvait des trombes. D’ailleurs, il a plu tout samedi et dimanche. Et au Tonga, quand il pleut, il pleut, à tel point qu’on a vu plusieurs étendues d’herbes inondées le lundi en allant à l’aéroport. Donc le Jour 11, le dimanche, nous décidons malgré tout d’aller partager un moment de culture locale avec les villageois de Fua’amotu. Les locaux pratiquent plusieurs religions, nos hôtes font partis de l’église adventiste du 7e jour.
L’intérieur de l’église en forme de dôme en attendant que la messe commence
Nous préférons participer à une messe chrétienne pour comparer avec ce que nous connaissons en France. Direction donc l’église à deux pas, tranquillement à 10h00, sous la pluie ✝. Nous ne sommes pas croyants mais nous avons décidé d’essayer de faire preuve de respect et de découverte envers cette partie si importante de la culture du pays. Nous étions les seuls étrangers à l’église, une dame nous a même demandé comment nous avons atterri ici. Les locaux nous disent bonjour, ils sont tous habillés dans les tenues locales. Nous n’avons pas pris de photos du service par respect.
La messe était poignante, la langue est magnifique, chantante et les émotions nous traversent même sans comprendre les mots. Nous ne pensions pas rester jusqu’à la fin mais nous l’avons fait. Vous rigolerez quand vous verrez les chiens errants essayer de rentrer dans l’église parce que la pluie ça mouille. Bon, il y a bien eu quelques moments longs mais nous avions une distraction toute mignonne à nos côtes : une petite choupette de 1 ou deux ans, qui dansait, jouait et rigolait. Nous avons vraiment eu l’impression de passer un moment de vie avec les locaux et c’était vraiment sympa, nous avons ressenti toutes les bonnes vibrations. Nous vous conseillons, même athées, d’aller participer à ce moment qui conclura avec émotion votre voyage. Sachez par ailleurs que dans le pays, les morts sont célébrés, vous verrez que dans les cimetières, les tombes sont pleines de couleurs, d’affiches et de « paillettes ». Nous ne prenons pas de photos des cimetières, nous ne trouvons pas cela respectueux, mais jetez-y un œil discret, c’est beau à regarder. Pendant la messe, nous avons compris via les émotions qu’un passage était destiné à repenser et honorer ceux que nous avions perdus. Pas besoin des mots pour comprendre ce passage, Madame Choup était bouleversée 😥.
Il n’est pas loin de midi quand nous rentrons au Guest House toujours sous la pluie. Pendant l’après-midi, nous profitons de l’électricité – le dimanche est sacré au Tonga, le Geekage est sacré pour les Choup 🎮 .
Jour 12
C’est le jour du retour en Nouvelle Zélande. Mince, on ne s’était pas vraiment rendu compte à quel point notre pays adoptif nous manquait !
Il pleut toujours des cordes ce lundi matin. Nous attendons patiemment le papa de la famille qui s’est gentiment proposé de nous amener à l’aéroport (quand on vous dit qu’ils sont adorables). Un au revoir aux filles qui partent pour l’école, 5 minutes de voiture et go pour le retour vers la maison. Nous partageons un sandwich au Thon à l’aéroport pour 8$T puis nous nous dirigeons vers la porte d’embarquement. Nous vous conseillons de manger à l’extérieur de l’aéroport dans les petits restaurants sur le pouce devant l’entrée. Vous pouvez également monter les escaliers et aller voir le « view Point », vous y trouverez un petit café au fond. C’est là que nous avons mangé, c’est correct par rapport au prix. À l’intérieur de l’aéroport les prix sont plus chers. Après, si vous êtes une reloue de la bouffe comme Madame Choup, ne prenez pas un sandwich au Thon. Au Tonga, il a un goût très fort, différent de celui que vous achetez en France ou en Nouvelle Zélande.
Le vol est chargé, il y a beaucoup de touristes. En effet, les vols internationaux pour le Tonga partent depuis Auckland ou les Fidji. Nous prenons donc notre vol vers Auckland puis vers Christchurch. Nous apercevons par le hublot notre magnifique Nouvelle Zélande et nous prenons alors conscience du bonheur que nous avons de vivre temporairement dans ce pays. Nous dégustons un apéro fromage bière/vin (oh mon dieu du fromage gratuit 😱 !), nous prenons le bus 71 qui dessert Fendalton / Aéroport, puis nous retrouvons notre chez nous néozélandais.
OH PUNAISE ! Du fromage ! 🥳😅 (Vive le plastique…)😅 Tu nous as manqué !
Le Tonga restera dans nos cœurs comme le premier pays dans lequel nous avons testé le voyage à pied, l’autostop, le camping sur la plage et le voyage 100% libre. C’était une expérience inoubliable, les locaux sont vraiment adorables, la culture et la cuisine sont typiques et nous avons passé de supers vacances. Le Tonga est une destination que vous pouvez considérer si vous recherchez une expérience authentique, loin des sites touristiques et des sentiers battus au sien de l’Océan Pacifique. Si vous recherchez quelque chose de plus organisé et plus confortable, nous vous conseillons de privilégier les Fidji ou les Iles Cook.
Nous vous invitons à lire les autres articles qui retracent notre itinéraire au Tonga et le bilan du budget pour 12 jours de vacances dans les « Friendly Island » qui sera bientôt publié. Au vu du manque d’information sur le net pour cette destination pourtant incroyable, nous avons essayé d’être le plus généreux possible en informations dans nos articles 😊
Si vous avez des questions ou si vous souhaitez discuter du Tonga, n’hésitez pas à nous contacter ou à laisser un commentaire.
On a tous des moments de malchance qui nous pourrissent la journée voire la semaine mais, chez les Choup, on fait les choses bien dans ce genre de situation : On enchaîne les problèmes jusqu’à l’accident (sinon ce n’est pas drôle). Entre déboires mécaniques et accident de bateau, revoyons ensemble le déroulé des événements.
Chapitre 1 : Le trajet aller
Au mois de mai 2019, nous réservons, tout guillerets, le Kepler Track et le Milford Track pour fin Octobre afin de nous faire des vacances méritées après 8 mois de travail acharnés dans le froid de Christchurch. Nous payons donc deux reins et un bras pour faire les deux tracks, très heureux de pouvoir enfin faire ces grandes randonnées qui nous faisait tant envie. Fin Octobre, nous prenons nos vêtements, notre van et nos coui***es pour faire le trajet d’environ 650 kms vers Te anau en deux jours. Easy avec un van qui fonctionne, n’est ce pas ?
La première journée se commence au soleil de Christchurch, ce bâtard qui n’apparaît que quand on part, le reste du temps il préfère se cacher derrière des nuages pluvieux surtout quand Madame Choup prend son vélo pour aller au travail, l’histoire d’offrir une douche gratuite (elle n’en a pas eu assez en roadtrip des douches, c’est pour cela…). Nous roulons, nous nous arrêtons près de Oamaru dans un petit coin sympa au bord de la plage. Nous continuons notre route après une petite demie heure de pause quand les premiers déboires commencent. Nous sentons que la voiture broute, tousse et fait des à coups, des pertes d’accélération. Monsieur Choup se demande s’il ne s’est pas trompé d’essence, nous nous regardons dans le blanc des yeux se demandant comment nous allons finir le trajet aller restant (environ 400 kms) sans même penser au retour…
Respires un bon coup ça va passer
Nous finissons en panne au milieu de la cambrousse, voyant rouge allumé et désespoir actionné. Comment allons nous faire pour être le lendemain après midi à Te Anau ? Nous demandons à rester dormir chez des locaux, dans notre van sur leur parking de garage, ils refusent de manière catégorique malgré nos explications…. Nous repartons donc une heure et demie plus tard, la voiture roule comme un charme. Nous nous faisons une fausse joie puisque, quelques kilomètres plus tard, nous tombons en panne à Mataura, nous dormons sur le parking d’un Caltex (une station essence doublée d’un garagiste). Nous apprenons le lendemain grâce à un kiwi que ce bled paumé est en fait le quartier général du plus gros gang de Nouvelle Zélande qui vend de la drogue et qui est apparemment agressif (dont nous avons oublié le nom). De notre côté, nous n’avons eu aucun problème. Nous décidons donc de voir la garagiste le lendemain, surprise, la voiture n’a rien ! Surprenant, mais nous y croyons.
ah bah non ce n’est pas passé… Le Choup van à l’hôpital des voitures
Trop heureux de ne payer que $22 pour la revue mécanique qui confirme qu’il n’y a aucun problème, nous reprenons la route et passons voir d’anciens hôtes Helpx pour récupérer une veste oubliée 8 mois en arrière par Monsieur Choup. Nous continuons la route vers Te Anau puis prenons une pause très agréable dans des bois perdus, à la fraîche et seuls. Quelques instants plus tard, la voiture retousse. Ce n’est pas possible, il y a un vrai problème… nous décidons donc, désemparés, de nous arrêter au Okanes garage de Mossburn. Nous devions arriver avant 17h à Te Anau pour prendre nos billets au DOC pour le Kepler track que nous voulions commencer à 8h le lendemain. À 17h, le garagiste termine les réparations, il semblerait que le problème provienne de boulons et de tuyaux qui sont percés et qui ne permettent pas au moteur de « respirer » correctement. Si ce n’est pas ça, c’est le carburateur, mais pour lui, on peut rouler. Chouette alors, $200 plus tard, nous nous dirigeons vers Te Anau, nous passerons au DOC le lendemain.
Le choup van qui fait sa diva au milieu de la forêtSur la route vers Te Anau
Chapitre 2 : Le bateau
Génial, nous arrivons à Te Anau, nous allons pouvoir faire notre Kepler track. Nous dormons dans le très agréable Getaway holiday park de Te Anau face aux Monts enneigés puis, le matin, nous partons chercher nos tickets pour le Kepler Track. Nous décidons de prendre le water taxi pour Broadbay, l’histoire de gagner une heure et demie de marche comme il était déjà 9h.
Notre vue sur le parking du Getaway holiday park de Te AnauCe magnifique arc-en-ciel n’était pas bon signe finalementIl nous a suivi jusque dans le water taxi, on dirait presque qu’il nous encourage à y allerDeux minutes avant le drame, on était prêts à randonner !
Nous disons « à dans 4 jours » à notre Choup van qui nous a fait peur puis prenons le bateau. Un arc en ciel magnifique est là pour nous accueillir, il pleut, il y a du vent mais rien d’insurmontable. La navigatrice nous accueille dans le bateau puis nous explique où sont situés les extincteurs, au cas où (on ne sait jamais que le bateau explose par un malheureux hasard…). Elle ne nous précise pas que dans quelques instants, elle va naviguer très, très vite et recevoir les vagues de côté, que le lac est très agité (on voit d’ailleurs sur les photo qu’il est pourtant très calme le salaud) et qu’il vaut mieux nous tenir fermement. De notre côté, trop émerveillés par les paysages, nous n’y prenons pas garde. 5 minutes après le départ, nous prenons des vagues de plus d’un mètre et Madame Choup est valdinguée dans le bateau. Bien assise sur son siège, la peur au ventre, le bateau remue tellement qu’elle préfère se lever en vitesse pour attraper la barre la plus proche et surtout accessible, puisque la barre centrale est trop haute pour son 1m55. Pas le temps de l’attraper, elle est secouée et soulevée par les vagues et *BAM* ! Elle tombe de plus d’un mètre et tape sa colonne vertébrale sur le rebord des escaliers.
Madame Choup dans le bateau
Tout ceci s’est déroulé en quelques secondes et il n’y a eu aucune hésitation : impossible de se relever, impossible de faire le Kepler, croiser les doigts pour ne pas être paralysée vu le choc et la localisation. La navigatrice s’en voulait mais, en même temps, c’est un peu beaucoup de sa faute et elle appelle une ambulance (elle propose toutefois deux fois de bouger Madame Choup alors qu’elle venait de se taper la colonne…). Madame Choup a été portée pour être assise mais la nausée l’emporta et elle s’est rassise sur le sol du bateau qui tanguait encore. La nausée est puissante à cause du choc, les jambes s’engourdissent, c’est la panique ! On décidera après insistance auprès de la navigatrice d’aller à l’hôpital. Nous écrirons un article dédié au sujet de l’ACC, des assurances et des hôpitaux par la suite.
Juste après le chocLe lendemain matin bien gonflé, l’hématome montre le bout de son nez
Pas de paralysie, pas de perforation des reins mais des douleurs insoutenables, certainement le sacrum ou le coccyx d’abîmés ou de très choqués. La douleur se calme sous codéine mais le médicament à une forte accoutumance. Pas de Kepler ni de Milford track pour nous 😢. Nous décidons de rentrer à la maison car dormir sur une planche en bois dans le van n’est pas bon pour un dos en vrac et une colonne vertébrale heurtée. Nous resterons tout de même deux nuits de plus au camping avant de se décider à partir. Nous avons décalé le Kepler en Janvier et annulé le Milford (Chouette $800 de retour dans le porte monnaie !).
Notre réaction quand on s’est dit que finalement on récupérait $800
Chapitre 3 : Le trajet du retour
À midi, nous décidons de faire les warriors et de faire le trajet du retour en une seule journée pour rentrer vite à notre maison adorée dans notre jolie ville de Christchurch et, surtout parce qu’imaginer une nuit de plus sur une planche avec son dos désespère Madame Choup. La première partie du trajet se passe bien, nous roulons quatre heures sans encombre. Nous profitons donc des beaux paysages, la peur au ventre tout de même de voir arriver une nouvelle panne. Nous nous arrêterons prendre de l’essence à Omarama. C’est tout juste après que la voiture fait son premier à coup. Inquiets, nous continuons malgré tout, déterminés à rentrer et à ne pas croire en la panne.
Devil’s Drive, QueenstownSur la route vers le lac PukakiQuelque part sur le trajet vers Pukaki
Quelques heures plus tard, première pause imposée par la voiture, nous en profitons pour manger, stressés. Deuxième pause après deux heures de route, le problème semble plus grave, nous resterons au milieu de nulle part pendant une demie heure. Nous voyons arriver Joe le mécano, Ranger de free camps, prêt certainement à nous donner une amende pour stationnement illégal. Il regarde le moteur et nous conseille d’aller à un garage de Fairlie. Nous redémarrons, résignés mais convaincus qu’on peut arriver jusqu’à Christchurch : il ne nous reste que deux heures et demies, on peut y arriver. (Excusez la qualité des photos iPhone 5 prises en roulant…)
Lac TekapoLac TekapoVers le Mont Cook !
Juste après Fairlie, dans un virage dangereux, le van a dit « vous ne passerez pas » et s’est arrêté là, bien décidé à nous achever. Dégoûtés, fatigués, cassés et blessés, nous nous résignons à accepter notre sort et à vivre ce qui devait arriver. Nous appelons la dépanneuse, les $800 du Milford serviront à payer le retour jusqu’à Christchurch. Vers 21h le dépanneur arrive, le même moment que choisi un petit hérisson pour nous faire coucou. La nature, y a que ça pour vous donner le sourire dans ces moments là.
Notre tête quand finalement les $800 du Milford passent dans la dépanneuse
Nous arrivons vers minuit sur le parking du Matipo garage à Christchurch. Le dépanneur est sympa et accepte de déposer Madame Choup à la maison un peu plus loin. Droguée de paracétamol, ibuprofène et codéine, elle arrive les bras chargés des draps et de son sac (Vive la codéine les amis !). Monsieur Choup devra marcher une demie heure avec trois sacs à dos dans le parc pour rentrer et ramener ordi, appareil photo et biens de premières nécessités.
Non, ce n’est pas vrai, on n’a pas pleuré
Donc résumons : des pannes multiples, deux passages chez le garagiste, un accident de bateau, un passage à l’hôpital, un dos en vrac, des annulations/reports de randonnées tant désirées, d’autres pannes et un trajet de deux heures en dépanneuse. Nous avons adoré ces vacances, c’était génialissime ! Si vous aussi, vous voulez vivre la même expérience, n’hésitez pas à nous contacter, on vous organisera tout ça.
La suite des événements dans un prochain épisode : Comment réparer une voiture dont le problème est compliqué ? 🙄
Chez les Choup, nous comprenons que la planète est unique et nous croyons que des actions concrètes et quelques efforts de la part de chacun pourrait permettre d’arrêter d’empirer la situation (voir même de l’améliorer sur le long terme)
Nous comprenons toutefois la réalité du monde et ne sommes pas des extrémistes de l’écologie. De plus, nous ne sommes pas parfaits et faisons aussi des erreurs dans nos choix. Nous comprenons que certains pays moins développés n’aient pas les infrastructures nécessaires pour recycler leurs plastiques (et l’avons vu clairement au Tonga), que des cultures locales ne soient pas écologiques et qu’un changement profond soit difficile à amorcer. Nous comprenons que de ne pas manger de viande puisse être difficile voire impossible pour certains 🐄.
Bref, nous ne jetons la pierre à personne mais nous estimons que certains comportements et décisions sont faciles à appliquer au quotidien, pour sa santé et celle de notre jolie planète.
Abbérant
Tout aussi abbérant ET vendu en bio. CQFD le bio n’égale pas le zéro déchet
Au préalable, nous aimerions faire un point sur un sujet important : prendre des décisions « intelligentes » et ne pas écouter les industriels et les publicités. L’écologie est devenue, malheureusement, un effet de mode. Les industriels nous inondent de produits dégueulasses sous prétexte du bio et du respectueux de l’environnement. Soyez plus intelligents et n’écoutez pas ces sornettes. Quand vous achetez une alternative écologique, réfléchissez à :
La production du produit (ex : la consommation de soja n’est pas bonne pour la planète ni pour la santé si trop consommé)
À sa commercialisation (publicité à la télé = je cherche du consommateur = donnez-moi votre pognon = 100% connerie)
À sa consommation (ex : consommez des produits industriels bio avec plus de gras et vendus sous plastique)
« 13 fois par an et 520 fois dans sa vie, une femme a besoin d’une serviette ou d’un tampon hygiénique. A l’échelle mondiale, cela représente une consommation de 1447 serviettes hygiéniques chaque seconde. Ce sont donc chaque année, plus de 45 milliards de serviettes hygiéniques qui sont jetées dans le monde. Il faut 500 ans à ces produits hygiéniques pour se dégrader, c’est-à-dire autant qu’une bouteille en plastique. Ce qui fait de l’industrie des protections hygiéniques l’une des plus polluantes au monde, selon Greenpeace. »
Que faire dans ce cas ? Voici l’avis de Madame Choup (oui parce que Monsieur Choup aimerait beaucoup vous conseiller mais il est indisponible actuellement 🙄).
Utiliser une coupe menstruelle : J’en ai une et je l’utilise notamment pour faire du sport. Toutefois je l’utilise de moins en moins parce que j’ai un stérilet et que ça me donne des douleurs quand je l’utilise trop souvent. Pratique, rien à dire à part qu’il faut choper le coup de main au début.
Utiliser des serviettes hygiéniques lavables : J’en ai plusieurs, j’ai dépensé une petite fortune pour avoir plusieurs « Plim » à ma disposition pendant mes règles. Pratiques et réutilisables, je les mets tout le temps pendant mes menstruations sauf pour faire du vélo. Honnêtement, elles sont bien plus confortables et antimycosiques que des bouts de plastiques trempés dans la javel. Les laver n’est pas une mer à boire et puis c’est mon sang, ce n’est pas grave.
Utiliser des tampons réutilisables : J’ai découvert cette petite révolution sur un blog dont je n’ai plus l’adresse (mais j’ai retrouvé un exemple ici ). À acheter d’urgence car entre temps, j’utilise des tampon 100% recyclables mais toujours blancs comme des linges (donc javellisés).
Utiliser des culottes de règles : Un peu pareil que la serviette hygiénique lavable, mais cette fois-ci c’est toute la culotte qui est doublée. J’aimerais beaucoup en avoir une ou deux pour la nuit, ça doit être quand même hyper confortable à porter, à tester donc !
Il y a plusieurs écoles de l’écologie concernant les cosmétiques : les extrémistes et les modérés». Soit vous faites le choix de continuer à utiliser des cosmétiques mais que vous fabriquez vous-même soit vous suivez à la lettre le principe du Zéro déchet et donc vous n’utilisez que des produits naturels. Nous sommes en progression vers l’école des extrémistes 😁
Ps : L’huile de coco, c’est comme les avocats, c’est une tendance mais ce n’est pas bon pour l’environnement, pensez-y.
Le dentifrice : Le dentifrice est un sujet important, un produit toxique (merci le fluor) et dont l’emballage s’accumule dans nos océans. Nous souhaitons passer à des dentifrices en pot mais nous n’y sommes pas encore pour une question de sourcing, nous ne trouvons pas le produit à Christchurch.
La crème de jour / de nuit : Avant, nous utilisions des crèmes de jour et de nuit spécialisées pour l’hydratation, contre les boutons, des produits qui coutent cher mais pour lesquels la composition n’était pas trop mal. Finalement, en Road trip en Nouvelle Zélande, l’hygiène n’était pas une priorité, les trois premières semaines ont été catastrophiques pour nos peaux puis c’était la révélation. Nos peaux se sont équilibrées toute seules et nous avions beaucoup moins de souci (Acné pour Madame Choup et Dermatite séborrhéique pour Monsieur Choup, alias Le Clafoutis et le Pâté en croûte). Finalement nous avons fini notre pot de crème (en plastique… personne n’est parfait) puis nous n’utilisons désormais que de l’huile d’olive (que nous mettons dans notre pot en plastique, pas con !). Nous sommes passés du côté « extrémiste » sur ce point, et franchement, sentir bon l’huile d’olive, voire la pizza, est quand même agréable 🍕. (PS : pas besoin de crème de jour depuis puisque l’huile crée un filme lipidique qui garde l’eau naturel de la peau, le matin la peau n’est ni grasse ni sèche, juste douce)
Le gommage / Le masque : Honnêtement, ces cosmétiques sont les plus simples à remplacer par une alternative écologique et zéro déchet. Vous pouvez faire des gommages avec du sucre, du bicarbonate de soude, du café ou des noyaux d’abricots mixés. Choisissez bien votre source puis vous la mélangez avec de l’huile d’olive, de jojoba, de noisette… bref une huile végétale écologique. Pour le masque, cela va dépendre de vos besoins, nous utilisons un masque à l’huile d’olive / miel de temps en temps.
Le shampoing / Le gel douche : Bon on ne va pas inventer l’eau chaude : achetez des savons. Les 4 premières semaines sont un peu délicates pour vos cheveux puis ça s’équilibre tout seul, c’est le temps que votre kératine naturelle se fixe et que le silicone industriel parte. Après, ce n’est que du bonheur, même plus besoin d’après-shampoing. Pour le corps, un savon tout simple et, pour le visage, nous utilisons un savon d’Alep 100% à l’huile d’olive (la fameuse et unique😇 ). Choisissez bien vos savons et par pitié ne les achetez pas sous plastique !
Le déodorant : un peu difficile à s’y faire, mais finalement entre utiliser des produits chimiques cancérigènes ou sentir un peu la transpiration… désolés, nous sentons un peu. Une vraie pierre d’alun ou un mélange huile bicarbonate est amplement suffisant. En hiver, nous ne portons pas de déo et on se porte très bien. En fait, c’est comme pour tout, c’est le temps que les glandes se rééquilibrent puis c’est nickel, le corps humain est bien foutu !
Autres : Pour les poils, rasoirs non jetables ou pas de rasoirs du tout, pour les cheveux, tondeuse et peignes/brosse en bois, pour les oreilles l’eau de la douche, pas de maquillage ou très peu, pour les cotons, cotons réutilisables… Si nous avons oublié quelque chose, faites-le nous savoir dans les commentaires J
Donc y a quand même des actifs pas toujours cools même dans le bio, d’où l’utilisation de produits 100% naturels, sans rien ajouté, juste naturels
Bon ce n’est pas un secret, la viande est mauvaise pour vous et pour la planète. Toutefois, devenir végétarien ou végétalien (voir végane) n’est pas accessible à toutes les volontés. Il faut consommer intelligent, achetez votre viande à un producteur français, manger de la viande maximum deux fois par semaine, acheter de la viande d’animaux élevés en plein air qui ont eu une vraie vie et emportez la dans un Tupperware en verre et non pas sous film plastique. Si vous pouvez, ne mangez pas de viande du tout mais ne vous jetez pas pour autant sur le soja. Idem, la grande tendance est de manger des avocats. Soyons clairs, nous adorons tous ce légume crémeux, le guacamole c’est la vie, mais choisissez les bien et mangez en peu !
Ce qui est important à retenir est que le monde n’est ni tout blanc ni tout noir. Il faut manger de tout, varier les plaisirs et faire des choix santé. Nous étions d’énormes mangeurs de raclette (toutes les semaines), de Macdo (toutes les semaines), de viande + sodas (tous les jours). Aujourd’hui, nous ne mangeons/buvons plus aucun des 4 depuis plusieurs mois (et avons accessoirement perdus 10 kilos chacun). Nous y reviendrons dans un autre article pour vous expliquer comment nous sommes devenus végétariens (et les difficultés que nous rencontrons).
Choisissez des matériaux réutilisables pour la cuisine
Vous pouvez conserver les aliments dans des Tupperware en verre, même au congélateur, vous pouvez utiliser vos anciens pots de moutardes ou de cornichons pour aller faire vos courses ou pour conserver du riz, des graines, de la pâte à tartiner et des confitures maisons. Vous pouvez utiliser un sopalin réutilisable, des serviettes de table etc… Vous pouvez acheter des éponges végétales ou des loofas de cuisine, vous pouvez utiliser des sacs en tissus… les blogs regorgent d’idées bien utiles.
Vous n’avez pas besoin de tous ces perturbateurs endocriniens et produits toxiques pour vous et la planète. Vous pouvez faire votre ménage avec des produits naturels. Le citron, l’orange, le vinaigre blanc et le bicarbonate de soude seront les alternatives les plus courantes. Vous pouvez également faire votre lessive au savon de Marseille ou à la lessive écologique avec contenant « remplissable ». Bref, comme pour les cosmétiques, vous pouvez tout à fait faire un ménage efficace avec des produits naturels, vous trouverez sur le net de multiples recettes qui fonctionnent. Nous utilisons le vinaigre blanc, le citron et le bicarbonate et ce, pour toutes les choses à nettoyer et ça fonctionne hyper bien.
Et en voyage ?
Quand nous voyageons, nous prenons avec nous :
Cosmétique et hygiène :
Des serviettes hygiéniques lavables et la cup + deux sacs hermétiques pour ranger les serviettes sales le temps de les laver.
Un pot d’huile d’olive (de moins de 100 ml si vous prenez l’avion et dans un sachet pour éviter que ça coule dans le sac)
Quelques cotons lavables au besoin ainsi qu’une pince à épiler. Nous aimerions beaucoup acheter le rasoir en métal ci-dessous, mais pas de budget pour le moment (ça évite d’acheter une alternative non écologique dans l’urgence comme des rasoirs jetables).
Des savons enveloppés dans des gants de toilettes en coton (et pas des boites à savons en plastique hein on suit la démarche jusqu’au bout)
Cuisine / Vaisselle :
Des baguettes en inox pour manger en toute circonstance – nous allons en acheter très prochainement avant de quitter la Nouvelle Zélande, pour l’instant nous avons des couverts en métal. Au Tonga, nous mangions avec notre couteau ou nos doigts.
Un couteau suisse
Des mouchoirs en coton / des lavettes en cotons
Des gourdes en inox (les Qwetchs sont d’une robustesse à toute épreuve et d’une efficacité prouvée même en plein soleil, nous les conseillons franchement)
Pas besoin de plus 😊
Si vous avez d’autres idées, que vous n’êtes pas d’accord ou que vous avez des références à nous conseiller, n’hésitez pas à les laisser en commentaire !
Après 9 mois de Nouvelle Zélande, dont 6 mois à travailler à Christchurch dans l’hiver froid et humide pour gagner notre croûte et anticiper la suite du voyage, nous avons décidé de prendre 12 jours de vacances au Tonga. ⛱
Après 6 jours sur l’île principale Tongatapu, nous décidons de prendre le ferry pour aller sur Pangai, l’île principale de l’archipel d’Happai. Pour voyager entre les îles au Tonga, vous n’avez pas 36 mille solutions :
Prendre un avion avec la compagnie Real Tonga : les prix sont très chers mais vous arrivez vite à destination. Pas de mal de mer mais une grande émission de CO2. Par ailleurs, sachez que le vol le plus court et le plus cher du monde, d’après ce que nous avons vu sur internet, est le vol entre Nuku’alofa et Eu ’a, soit 7 minutes dans les airs pour 220$T par personne.🙄
Prendre le ferry avec la compagnie FISA qui propose des navettes entre les îles dont les prix sont raisonnables. Vous arrivez beaucoup moins vite, il y a un grand risque de mal de mer mais vous vivrez une expérience unique et locale. Nous avons payé 71$T par personne en prenant le bateau (contre 250$T par personne pour l’avion). Sachez toutefois que les horaires des ferries sont contraignants et vous devrez adapter votre voyage en fonction des jours et heures de départs. Or l’avion est plus flexible.
Le choix est donc fait, nous décidons de prendre le ferry.
Nuit du Jour 6
Nous attendons un peu devant l’entrée du ferry pour monter dans le bateau. Il y a beaucoup de gens. Nous sommes une petite dizaine d’étrangers et le reste des passagers est composé de locaux. Ils ont tous de grosses valises, des tapis de sol, des draps et des cartons. Nous faisons la queue et, à ce moment, la nature humaine prend le dessus sur la convivialité : tout le monde s’amasse devant la porte pour rentrer les premiers dans le bateau. Nous nous faisons pousser par les gens sans vergogne.
Vue depuis le pont du ferry
Le bateau comprend trois étages dont deux destinés aux passagers. Il y a deux « salles » de repos, la première à l’extérieur sur le pont arrière et la seconde au milieu/avant du bateau à l’intérieure avec la lumière, l’électricité, la climatisation et la télé. La salle extérieure est en fait un endroit du bateau vide et plat où les gens s’installent parterre pour dormir, protégé par des rideaux épais pour éviter les éclaboussures des vagues. La salle intérieure est une grande salle climatisée avec des chaises en métal où les gens s’installent également parterre pour dormir ou se reposent sur les chaises en écoutant Hope Channel, la chaîne religieuse néozélandaise 😥. Entre deux vomis, nous avons eu le plaisir de suivre « à nous quatre » à la télévision. Le bateau comprend également quelques petits lits pour les premières classes : nous avons jeté un coup d’œil et, d’après nous, ça ne vaut pas le prix et ne vous sauvera pas d’une nuit blanche. Beaucoup de personnes s’installent sur les bords du bateau à l’extérieur dans des couloirs reculés, certainement pour éviter d’être réveillés par les gens qui vont et viennent. Le bateau comprend évidemment des toilettes, sales et sans savon (j’ai même vu des petites bébêtes mais rien d’insurmontable) et une petite supérette qui vend comme d’habitude des chips et des noodles.
Intérieur du ferry, où nous avons dormi sur le sol avec les locaux
Donc, frais et heureux comme des gardons de vivre une expérience unique, nous trouvons deux places avec une prise électrique dans la salle intérieure – naïfs que nous étions, nous nous sommes dit « chouette on va pouvoir regarder un film puis dormir tranquille au frais ».
Nous nous installons, nous mangeons nos noodles puis le bateau démarre. Beaucoup de locaux s’installent au sol pour dormir (m’enfin, il n’est que 19h !). Nous attendons. 30 minutes après le départ c’est vomito story dans le bateau – nous comprenons mieux pourquoi les locaux appellent ce bateau le Vomiboat (ou un truc similaire en Tongien). D’ailleurs, avant même que le bateau parte, des enfants discutaient devant nous et ont mimé des personnes en train de vomir. C’était le début de la fin (de la faim), nous avons vomi toute la nuit 🤮. Madame Choup a vomi parterre, sur elle-même et par-dessus bord. Monsieur Choup s’est volatilisé aux toilettes (il a réussi à vomir dans sa bouche sans recracher, chapeau l’artiste !) et a participé franchement à la vomito story. Rien que d’écrire ces lignes, nous avons le mal de mer et la nausée qui reviennent. « Heureusement » que nous avions acheté des noodles, nous pouvons vous confirmer que les coupes à noodles forment de magnifiques récipients à vomi, réutilisable (on est presque dans le zéro déchet !)
Vue du pont (avant le début de la vomi story)
Pour calmer les vomis qui nous ont pris une partie de la nuit, nous décidons de faire comme les locaux et de nous allonger parterre comme des sans-abris et de dormir enlacés. La climatisation a été active toute la nuit, il faisait un sacré froid de canard dans l’habitacle (et une odeur épouvantable avec les vomis). Après un premier stop du bateau vers minuit / 1h (on ne sait plus trop), nous décidons de gonfler les tapis de sol mais pas les sacs de couchages : nous ne voulions pas les salir surtout avec le vomis que nous avions sur nous. Nous avons dormi 1h24 d’après la Fitbit, quelle belle nuit ! Quand on pense que nous n’avons pas le mal de mer à la base, on se dit que si vous avez ne serait-ce qu’un peu le cœur qui se soulève en transport, ne songez JAMAIS au grand JAMAIS au ferry – ou alors vous vous mettez au sol directement pour tenter de dormir et prévoyez des contenants pour vomir ! La fin de la vomito story prendra fin lorsque l’on mettra le pied au sol, en se félicitant de n’avoir pas décidé d’aller jusqu’à Vava’u pour 8h de bateau en plus.
Lever de soleil sur le ferry après une bonne nuit revigorante (ou pas)Suite du lever de soleil , Mr Choup aperçoit des baleines, Mme Choup continue d’être terrassée par la nausée
Jour 7
Arrivés donc à 8h à Pangai, l’île principale du groupe d’Ha’appai, puis direction à pied jusqu’au Visitor Center pour trouver un logement pour la nuit. Nous pensions faire du camping sur les plages d’Ha’appai mais on s’est vite rendus compte que ce n’était pas vraiment l’environnement idéal et nous étions fatigués de notre nuit blanche (je suppose que le camping est possible sur les plages de Pangai, mais ce n’est pas le plus joli coin du Tonga malheureusement, les plages sont jonchées de déchets). Sur l’archipel, il y a plusieurs hôtels et plusieurs resorts. Les prix sont exorbitants par rapport à notre budget, nous demandons donc un bon compromis à la dame du Visitor Center. Elle nous propose le « Tiana Resort » sur l’île de Uoleva. Le prix est dans note budget mais il faut compter 80$T par personne pour l’aller-retour en taxi boat. Nous entendons le mot « douche » au téléphone, nous décidons de suivre notre instinct, nous réservons pour une nuit. Nous parcourons une petite distance à pieds, en 10 minutes nous avons vu le centre-ville de Pangai. Nous faisons du stop et montons dans une voiture de police direction la plage pour prendre le taxi boat.
Sur le bateau vers Uoleva – quels beaux pieds !
Avant d’embarquer vers Uoleva, nous passons acheter quelques légumes et conserves dans une supérette. Nous prenons par la suite un petit bateau et traversons d’abord une plage monstrueusement polluée, puis un lagon magnifique aux multiples coraux (c’est aussi ce contraste, le Tonga). Nous apercevons même des Raies Manta au fond de l’eau près du sable, magnifique. Nous arrivons en trombe avec nos quatre sacs à dos, en sentant le vomis, la transpiration, la fatigue et nous crevons la dalle. Après ce petit trajet de 30 minutes en bateau, s’en suivirent deux jours magnifiques sur cette petite île dans un resort qui ne paie pas de mine mais qui mérite d’être visité si vous passez par Ha’appai. Voici le lien vers TripAdvisor puisque le resort n’a pas de site internet.
La chambre sur la plage, vue sur la mer. Uoleva Tiana’s Resort
Nous vous conseillons de réserver à l’avance en haute saison, le resort était plein et nous avons eu de la chance d’avoir une chambre.
Arrivés sur l’île, nous ne pouvons pas nous empêcher d’aller nous baigner sur la magnifique plage de sable fin juste en face de notre hutte. Il n’y a pas de fatigue qui tienne dans ce cas, nous nous délassons dans une eau chaude, au soleil. Plus tard, nous préparons une noix de coco tout juste tombée de l’arbre en compagnie des cochons sauvages. Puis une grosse sieste jusqu’à 17h pour le repas et l’heure du dodo plus tard dans la soirée. Comme nous n’avons pas beaucoup de lumière dans la hutte et que nous voulons éviter les moustiques, qui bouffent goulûment Madame Choup depuis le début du voyage (au grand bonheur de Monsieur Choup), nous nous endormons tôt.
Monsieur Porc ! UolevaYum la coconut 🙂
Jour 8
Quel réveil absolument magnifique au son des oiseaux et des vagues 🐦 . Cette journée, nous la consacrons à notre détente et au snorkelling. Nous allons donc découvrir les fonds marins à 20 minutes à pied du resort par la plage. En vrai, sur l’île, il n’y a pas de route et la forêt sauvage ne vous donne pas franchement envie d’aller vous y balader. Et puis, les voyageurs qui viennent sur cette île sont là pour se détendre, pour aller voir les coraux et pour nager avec les baleines. Nous nous reposons donc et nous réservons pour les baleines le lendemain. Nous mangeons par ailleurs un très bon repas au dîner préparé par Fina, la fille des propriétaires du resort. Le prix du dîner par personne est de 15T$ (et vu les portions… ça les vaut), le petit déjeuner est à 10$T par personne et le lunch n’est pas proposé.
Kumara, Tarot et poisson pané maison !
Fina et sa famille sont adorables et les diners copieux et délicieux, bref nous conseillons franchement ce resort si vous cherchez à vous reposer sans dépenser une fortune, en sachant bien que la douche et les toilettes sont sur la plage et sont communs.
Jour 9
La journée commence avec un soleil rayonnant et frappant. Cette journée allait être chaude, aussi nous préparons nos sacs pour un départ à 09h00 pour naviguer et nager avec des baleines dans les eaux d’Uoleva 🐳. Crème solaire en poche, nous embarquons pour une journée inoubliable qui commença par une longue recherche de baleines dans une eau qui normalement est très riche en mammifères. Nous passons un moment formidable et vous trouverez plus de détails sur notre article « Nager avec les baleines au Tonga ». Finalement, nous restons plus longtemps que prévu sur Uoleva, nous avions réservé pour une nuit mais nous y resterons 3. Le lendemain retour vers Pangai pour voler de retour sur Tongatapu.
Jour 10
Le ferry ne nous permettait pas de rentrer dans les temps pour chopper notre vol de retour vers Christchurch. Même si c’était le cas, vu la soirée que nous avions passée, je crois que nous n’aurions pas repris le ferry. Nous allons donc direction l’aéroport de Pangai pour une après-midi à attendre le vol de retour. Nous partons donc à 08h30 de l’île d’Uoleva pour 30 minutes de bateau puis retour sur cette plage pleine de déchets. Nous avions le choix entre marcher pour découvrir la ville de Pangai ou prendre la voiture direction l’aéroport pour attendre notre vol de 15h00. Fatigués par notre nage de la veille et avec des maux de ventre assez terribles – certainement dus à l’eau disponible sur l’île, nos intestins ne sont pas habitués à l’eau de pluie – nous décidons de prendre la voiture et de geeker à l’aéroport. Nous prenons donc quelques photos sur la route puis nous attendons dans le hall. L’aéroport est tout petit et nous étions les seuls passagers à attendre. Finalement, l’avion est un tout petit coucou pour 20 passagers, nous nous attendions à un avion un poil plus grand.
Nous attendons donc l’après-midi et nous assistons à des grandes rigolades du personnel de l’aéroport. En vrai, ils rigolent tout le temps les Tongiens, et ils rigolent de rigoler et donc ils se marrent encore plus. Ils nous ont donné le sourire à force de se marrer comme des baleines (la boucle est bouclée Tonga = Rires = Baleines = Tonga 🙃).
Le petit coucou pour le trajet Ha’appai – Tongatapu
Nous prenons donc le petit coucou, pas de vomi (hourra !) et sommes de retour sur Tongatapu. Nous marchons avec nos sacs à dos vers le premier hôtel de la carte, on nous propose de faire la navette mais nous refusons, ne voulant pas dépenser plus de sous. Nous faisons une halte au premier hôtel sur la carte mais le prix est très cher, la dame nous conseille un autre Guest House non loin et dans nos prix. Nous marchons vers le village de Fua’amotu, nous arrivons à trouver un véhicule pour nous amener plus rapidement. Les locaux sont vraiment adorables et la jeune fille dans la voiture nous donne son numéro de téléphone pour l’appeler si nous avons besoin de quelque chose.
La suite de l’aventure dans l’article « Voyager au Tonga : Le village de Fua’amotu et la messe du Dimanche »
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