Le Burnout, cette incroyable opportunitĂ©

Aujourd’hui, le syndrome de l’épuisement professionnel est un terme utilisĂ© frĂ©quemment pour dĂ©noncer une situation de stress insoutenable dans le cadre du travail. C’est un Ă©tat dĂ©pressif grave qui peut entraĂźner des sĂ©quelles irrĂ©versibles et donc quelque chose de sĂ©rieux qu’il ne faut pas minimiser. C’est d’ailleurs un sujet plus qu’actuel avec les affaires France Telecom dont il n’est pas question ici de remettre en cause les effets nĂ©fastes du stress au travail. Le titre de cet article est volontairement provocateur mais, avant de raconter mon histoire personnelle, je soutiens de tout cƓur les professionnels qui sont en Ă©tat d’épuisement et ne minimise en aucun cas les dĂ©gĂąts de leur situation. Je souhaite simplement dĂ©crire comment un burnout a apportĂ© du positif dans ma vie.

Comme tout bon article qui se respecte, commençons par parler un peu de thĂ©orie avant de rentrer dans le tĂ©moignage personnel. Cette dĂ©pression a rĂ©cemment Ă©tĂ© reconnue en France comme une maladie professionnelle et des milliers d’articles y sont dĂ©diĂ©s sur internet. La premiĂšre fois que le terme d’épuisement professionnel a Ă©tĂ© utilisĂ©, il concernait les professionnels de santĂ© aux Etats unis et plus prĂ©cisĂ©ment les services pour toxicomanes. Le Burnout correspond Ă  l’épuisement Ă©motionnel, au craquage du professionnel face au stress, au cynisme, Ă  une trop forte implication ne produisant pas les effets attendus, bref Ă  une surimplication du professionnel dans son activitĂ©. Le terme « Burnout Â» reprĂ©sente en anglais une mĂ©taphore efficace puisque, dans sa traduction, elle signifie consumer, brĂ»ler et c’est prĂ©cisĂ©ment cet effet que ressentent les personnes touchĂ©es. Les psychanalystes et thĂ©rapeutes Herbet Freudengerber et Geraldine Richelson dĂ©finissent cet Ă©tat en 1980 de la façon suivante :

« Un Ă©tat de fatigue chronique, de dĂ©pression et de frustration apportĂ© par la dĂ©votion Ă  une cause, un mode de vie, ou une relation, qui Ă©choue Ă  produire les rĂ©compenses attendues et conduit en fin de compte Ă  diminuer l’implication et l’accomplissement du travail. Â»

Herbet J. Freudenberger & Geraldine Richelson, « Burnout: The High Cost of High Achievement»

Notez la dame derriÚre qui se marre, la mécréante

À partir de cet instant, si vous n’aviez jamais lu d’article sur le burnout, vous comprenez que nous pouvons tous ĂȘtre atteints par cette dĂ©pression dans le domaine professionnel ou de façon plus gĂ©nĂ©rale dans la vie de tous les jours. Nous commençons d’ailleurs aujourd’hui Ă  parler du burnout Ă©cologique qui fera peut-ĂȘtre l’objet d’un autre article. C’est grĂące aux travaux de la chercheuse Christina Maslach que le concept s’imposera aux Etat unis et elle sera la premiĂšre Ă  publier des Ă©tudes sur les effets du burnout sur la santĂ©. Elle dĂ©montrera les manifestations physiques et psychiques de cet Ă©tat sur les personnes atteintes : l’absentĂ©isme, les problĂšmes intestinaux, les insomnies, les maux de tĂȘte, les conflits conjugaux, le suicide


Des recherches, des essais et des observations, il en existe des centaines, des dĂ©finitions des dizaines. L’approche qui correspondra le mieux Ă  ce que j’ai personnellement traversĂ© sera la suivante :

« Un Ă©tat d’épuisement physique, Ă©motionnel et mental causĂ© par l’implication Ă  long terme dans des situations qui sont exigeantes Ă©motionnellement Â».

Eliot Aronso & Ayaloa Pines, « Carrer Burnout: Causes and Cures Â»

Certains de mes anciens collĂšgues diront que j’exagĂšre et que la situation aurait pu ĂȘtre pire, que j’aurais pu avoir des enfants (cette remarque m’exaspĂšre), que je n’étais pas responsable ou directrice et que l’on ne demandait pas autant de rĂ©sultats que ce que je laisse croire dans cet article. Certains diront que je jette la pierre Ă  mon ancien employeur et que j’incrimine mes anciennes responsables mais bien au contraire car je rĂ©dige cet article dans l’objectif d’expliquer comment mon burnout a Ă©tĂ© une superbe opportunitĂ© personnelle pour apprendre Ă  me connaitre et surtout comprendre la professionnelle que je veux devenir.

Il faudra attendre les annĂ©es 2000 pour qu’on commence Ă  discuter sĂ©rieusement du sujet en France et qu’on comprenne qu’il s’agit d’un vrai Ă©tat dĂ©pressif, d’une vraie maladie. Toutes les approches et Ă©tudes conviennent que le syndrome s’installe en quatre phases chez la personne atteinte. 

1. « La phase d’alarme : le stress persistant cause l’apparition de rĂ©actions caractĂ©ristiques indiquant la prĂ©sence de stresseurs. Â»

Le lundi matin 10h00

Oui, vous reconnaissez cet Ă©tat, vous savez, c’est quand vous commencez Ă  agiter vos jambes en rĂ©union, que vous commencez Ă  vous rongez les ongles, Ă  avoir mal au ventre le matin et la tĂȘte dans un Ă©tau le soir, que vous commencez Ă  ĂȘtre sĂ©rieusement agacĂ© par les remarques de votre collĂšgue et que les emails arrivent plus vite que vous n’avez le temps de les traiter. Quand on commence Ă  recevoir 400 emails par jour, qui vous sont personnellement adressĂ©s et Ă  traiter, on commence Ă  sentir arriver doucement la petite boule dans le ventre. À cet instant, vous vous dites qu’on est alors tous en Burnout (et vous n’avez pas forcement tort, je crois personnellement qu’à Paris notamment, nous sommes tous en Burnout).

2. « La phase de rĂ©sistance : les stresseurs persistent malgrĂ© la disparition physique des rĂ©actions caractĂ©ristiques de la phase d’alarme, le mĂ©tabolisme s’adapte Ă  la situation et le corps devient plus rĂ©sistant. Â»

À cet instant, on regagne en Ă©nergie, on est vif et performant, on est endurant et on se croit invincible. On est bon, on travaille bien et on rĂ©ussit ce qu’on entreprend, on traite les 400 mails par jour. Bon ok, on reste une ou deux heures de plus par jour mais bon, notre corps s’est adaptĂ© Ă  nos stresseurs et Ă  nos six cafĂ©s de la journĂ©e. Le burnout ? Trop peu pour moi.

3.  Â« La phase de rupture : l’exposition continue aux stresseurs crĂ©e une rupture entraĂźnant la rĂ©apparition des rĂ©actions caractĂ©ristiques de la phase d’alarme tout en les rendant irrĂ©versibles sans traitement appropriĂ© Â»

La rupture, pas le film hein

À cette phase, on commence Ă  comprendre que la situation n’est pas normale. On commence Ă  sentir l’énergie s’épuiser, on se lĂšve plus difficilement le matin, on a plus de difficultĂ© Ă  terminer cette analyse urgente qu’on nous avait demandĂ©, on a les yeux qui brĂ»lent Ă  la fin de la journĂ©e et les cafĂ©s sont devenus le seul instant oĂč on respire quelques minutes. Le soir quand on rentre, on explique Ă  son conjoint/sa conjointe qu’on est fatiguĂ© et qu’on n’a pas envie de prĂ©parer Ă  manger, ou faire la lessive. Dans mon cas, on fait des crises de boulimie et on se jette sur un Macdo bien gras, parce que c’est facile, c’est tout prĂȘt et que, de toute façon, il est trop tard pour trouver l’énergie de faire un bon repas. On se couche fatiguĂ© en rĂ©flĂ©chissant Ă  comment commencer son email si tendu que l’on doit faire sur ce sujet si sensible.

4.  Â« La phase d’épuisement : les dĂ©fenses psychologiques du patient sont dĂ©rĂ©glĂ©es, il se rend donc Ă©motionnellement invalide et vit dans une perpĂ©tuelle angoisse. Â»

Et lĂ , c’est le drame ! On se rend dingue pour une virgule en trop dans son email, on a loupĂ© de prĂ©parer ce meeting si important parce qu’on Ă©tait concentrĂ© sur une autre urgence (et on vous le fait remarquer tendrement en rĂ©union, l’histoire d’appuyer oĂč ça fait mal). On devient dĂ©sagrĂ©able et on prend ses pauses dĂ©jeuners seul Ă  son bureau parce qu’on a trop de travail. On n’a pas le temps d’aller aux toilettes, on craque sur les passagers du RER parce qu’ils sont vraiment « trop cons » Ă  s’arrĂȘter en plein milieu de l’escalator de la dĂ©fense, blindĂ© Ă  20h (avouez, vous vous reconnaissez), que vous en voulez Ă  votre conjoint pour les moindres petites choses, que les disputes s’enchaĂźnent Ă  la maison et que vous pensez que c’est sa faute Ă  lui / Ă  elle parce qu’il ne comprend pas votre dĂ©tresse. Je sais de source sure que si vous avez des enfants, vous commencez Ă©galement Ă  ĂȘtre moins patient, Ă  les disputer pour la moindre chose et que vous vous en voulez le lendemain.

Quand tu mangeais des Domac à répétition

À ceci, je rajouterais une cinquiĂšme phase, comprenant Ă  elle seule les crises de larmes, les moments de doutes, les pĂ©riodes de dĂ©pression. Celle-ci est la plus difficile si on n’a pas une Ă©paule solide sur laquelle se reposer. On craque le soir en rentrant, on pleure parce que tel collĂšgue vous a fait une remarque, parce que telle personne continue de dĂ©battre alors qu’elle devrait suivre vos instructions, on craque parce que tel collĂšgue ne vous rĂ©pond pas dans les 4h alors que le sujet est urgent (en oubliant que ce collĂšgue est peut ĂȘtre lui-mĂȘme en burnout et n’arrive pas Ă  gĂ©rer toute sa charge). On passe par des moments de doute oĂč on se demande pourquoi on fait ça, pourquoi on travaille Ă  cet endroit, pourquoi on ne dĂ©missionne pas, puis on entre en dĂ©pression, on ne fait plus rien le weekend, on n’arrive plus Ă  se motiver Ă  faire quelque chose de divertissant et on vĂ©gĂšte dans son canapĂ©, Ă©puisĂ© par sa semaine et angoissĂ© par la nouvelle qui vient.

C’est effrayant, n’est-ce pas ? En lisant ces lignes, vous vous dites que vous ĂȘtes un peu en burnout Ă©galement et que j’en fait toute une montagne ? Vous avez peut-ĂȘtre raison. Aujourd’hui, Ă  cet instant je suis sortie de cet Ă©tat et je me dis Ă©galement que j’en fais tout un plat mais, quand on est dans l’engrenage, on ne s’en rend pas compte. Comment faire pour dĂ©gager du positif de cet expĂ©rience ? En relativisant, en prenant du recul et en acceptant les effets positifs du burnout, parce qu’il y en a malgrĂ© tout.

Cette expĂ©rience professionnelle si difficile m’ayant fait rencontrĂ© mon premier Ă©puisement professionnel m’a Ă©galement Ă©normĂ©ment appris et a fait de moi une professionnelle solide avec une rĂ©sistance accrue au stress, aux situations inconfortables et aux dĂ©cisions injustes. Aujourd’hui je me rends compte de l’opportunitĂ© incroyable qui m’a Ă©tĂ© offerte en sortie d’école de travailler Ă  cette position et aux responsabilitĂ©s que j’avais. La confiance que mes responsables m’ont accordĂ©e Ă©tait rare et j’ai adorĂ© mon job pendant les trois annĂ©es (oui malgrĂ© les crises de larmes, j’ai adorĂ©). J’ai Ă©galement appris sur mes capacitĂ©s personnelles, Ă  me faire confiance dans mes dĂ©cisions, Ă  prendre du recul sur celles des autres et surtout Ă  prendre conscience que rien n’est parfait et qu’il ne faut jamais ĂȘtre trop exigeant envers soi ou les autres. Oui, le travail, c’est la santĂ©, c’est une vie sociale, c’est un challenge, c’est un objectif mais on ne vit pas pour travailler, ça ne doit pas ĂȘtre de la souffrance ni une barriĂšre au bonheur et surtout ça ne doit pas nous emmener jusqu’à la dĂ©pression. Il faut ĂȘtre vigilant sur son corps et son Ă©tat personnel qui ne doit en aucune cas ĂȘtre impactĂ© par notre vie professionnelle. Si de votre cĂŽtĂ©, vous acceptez cette situation, c’est tant mieux mais dĂ©sormais je la refuse.

Get out of my way

C’est compliquĂ© cet Ă©puisement, c’est difficile d’accepter que nous ne sommes finalement pas invincibles, que finalement on a des faiblesses et que nos limites sont diffĂ©rentes de celles des autres. Serions-nous plus faibles que notre collĂšgue qui tient le coup alors qu’il doit gĂ©rer seul ses deux enfants le soir ? Comment dire qu’on est Ă  bout quand tout le monde est Ă  bout autour de soi ?

Finalement, la seule solution… c’est de partir. Il ne faut jamais accepter cette situation, ne jamais accepter de subir ce stress. Ce n’est pas parce que tout le monde est stressĂ© qu’on doit taire sa propre douleur. Ce n’est pas parce que vous ĂȘtes jeune que vous n’avez pas le droit de vous sentir dĂ©passĂ© et Ă©puisĂ©. Et j’insiste sur ce dernier point, ce n’est pas parce que vous n’avez pas d’enfant que vous n’avez pas le droit de vous sentir dĂ©passĂ© et que vous devez vous taire. Vous devez faire en sorte de parler de votre souffrance avec vos responsables, vos RH, votre famille. Ne taisez jamais vos douleurs car elles vous le rendront en triple.

Prends ça, sale bĂȘte ! tu veux ĂȘtre heureux ? No Way.

Finalement, avec la distance, je sens que cette expĂ©rience m’a beaucoup appris et je remercie mes responsables et mes collĂšgues sans qui je n’aurais pas rĂ©ussi Ă  mener mes missions Ă  bien. Je rĂ©alise aujourd’hui un de mes rĂȘves, de partir Ă  l’étranger pour dĂ©couvrir de nouvelles coutumes, de nouveaux paysages et de nouvelles façons de travailler. Actuellement je suis tĂ©moin que l’on peut travailler dans des rĂŽles exigeants sans subir de pression et en profitant de sa vie personnelle. Le modĂšle professionnel nĂ©ozĂ©landais permet vraiment de se sentir bien au travail et je partage mon expĂ©rience dans cet article. Une seule certitude dĂ©sormais, il n’est plus question de vivre ou travailler Ă  Paris, de subir ce mauvais stress, de penser que pour rĂ©ussir sa carriĂšre il faut subir en serrant les dents et il n’est plus possible de continuer Ă  vivre pour travailler et Ă  en faire une fin en soi.

Alors finalement, le burnout a Ă©tĂ© pour moi une opportunitĂ© de dĂ©couvrir ma personnalitĂ© professionnelle, mes limites personnelles et Ă  comprendre que ma vie est plus importante que les deadlines que j’ai rĂ©ussies Ă  respecter. Si vous le souhaitez, vous pouvez partager votre expĂ©rience et vos avis sur cet article, n’hĂ©sitez pas !

Voyager au Tonga : Tongatapu et Nuku’alofa

AprĂšs 9 mois de Nouvelle ZĂ©lande, dont 6 mois Ă  travailler Ă  Christchurch dans l’hiver froid et humide pour gagner notre croĂ»te et anticiper la suite du voyage, nous avons dĂ©cidĂ© de prendre 12 jours de vacances au Tonga.

Nous avons hĂ©sitĂ© longuement entre les Samoa, le Tonga et les Iles Cook. Notre choix s’est portĂ© sur la destination la plus authentique, loin du tourisme de masse, afin de rencontrer les locaux et comprendre la culture du pays. Beaucoup de voyageurs sont déçus par le Tonga Ă  cause du manque d’infrastructures touristiques, mĂȘme dans la capitale Nuku’alofa. La plupart des voyageurs visitent le Tonga par l’üle de Vava’u car elle est destinĂ©e Ă  recevoir les touristes. Nous avons donc Ă©videment dĂ©cidĂ© de ne pas aller sur cette Ăźle.

Le pays est trĂšs sauvage, les infrastructures sont simples mais suffisantes et les locaux sont trĂšs souriants – ce n’est pas pour rien que le pays a Ă©tĂ© surnommĂ© « Friendly Islands Â» par notre ami James Cook. Elle vaut sa rĂ©putation car nous avons toujours (ou presque) Ă©tĂ© accueillis avec le sourire. Nous avons trouvĂ© ce que nous recherchions initialement : une expĂ©rience dĂ©paysante et authentique au cƓur de la culture locale du Tonga. 🌮

Jour 1

Le pĂ©riple est un peu long depuis Christchurch, m’enfin rien de comparable Ă  un Paris – Auckland đŸ™„

Nous arrivons Ă  l’aĂ©roport de Tongatapu dans la soirĂ©e, dans une chaleur Ă©touffante comparĂ©e Ă  la mĂ©tĂ©o de Christchurch. Nous sortons du petit terminal avec nos backpacks dans la musique et la dĂ©tente : on est tout de suite dans l’ambiance d’une Ăźle tropicale ! Direction Tofu ’a, dans notre Guest House, avec notre hĂŽte en guise de chauffeur. Nous sommes plusieurs dans la voiture et nous demandons Ă  nous arrĂȘter Ă  une supĂ©rette pour aller faire quelques petites courses. Autant vous dire qu’il ne faut pas penser zĂ©ro dĂ©chet, Ă©cologie et repas Ă©quilibrĂ© au Tonga. Repas du soir – biscuits au beurre de cacahuĂšte dans notre lit.

Pour le plastique, on repassera

Jour 2

Le lendemain matin, nous profitons d’un « Petit rĂ©veil Â» aux chants des coqs et des aboiements de chiens. Il doit y avoir au moins un milliard de bĂȘtes qui aboient au Tonga, non je n’exagĂšre pas, c’est un brouhaha constant. Nous avions prĂ©vu de louer des vĂ©los pour visiter l’üle en toute libertĂ©. Finalement, vu les prix pratiquĂ©s et les routes, nous revoyons nos plans. Notre hĂŽte nous propose de nous dĂ©poser au Centre-ville gratuitement. Nous reviendrons sur les transports au Tonga parce que franchement le sujet mĂ©rite un article Ă  part entiĂšre.

Donc pour cette premiĂšre journĂ©e, nous partons visiter le centre-ville de la capitale Nuku’alofa. Nous faisons rapidement le tour du Centre-Ville Ă  pied, en deux heures. Quelques photos des Ă©glises, des crabes, de la jetĂ©e, du port et direction le restaurant. Nous dĂ©jeunons au « Friends CafĂ© Â» oĂč nous nous sommes rĂ©galĂ©s avec un raw fish merveilleux ainsi qu’un fish cake dĂ©licieux – et un cafĂ© glacĂ© Ă  se taper le cul.

Vous pouvez cliquer sur les photos ci dessus pour les voir en grand.

Pour la suite, nous discutons des possibilitĂ©s de transports avec notre Guest House :

  • Louer des vĂ©los : peu conseillĂ© vu l’état des routes
  • Louer un vĂ©hicule : OK mais il faut payer en plus du prix de la location, le prix du permis touriste (40T$)
  • Prendre le Bus : OK mais c’est Tonga Time et tu ne sais jamais quand le bus arrive et oĂč il te dĂ©pose
  • Faire du Stop : Nous n’y avions pas pensĂ© Ă  cet instant.
  • Demander Ă  notre hĂŽte de faire la navette.

Nous comprenons que notre hĂŽte peut faire la Navette et nous y attendre pour 16T$, nous nous disons chouette ce n’est pas trĂšs cher. Il s’avĂšrera que le prix Ă©tait de 60T$, par personne, soit un prix exorbitant comparĂ© au bus Ă  2T$. Bref, c’est la seule et derniĂšre fois que nous nous faisons avoir sur le transport. đŸ€‘

Direction donc les Anahulu Caves dans l’extrĂȘme Est de l’üle pour une baignade dans une eau cristalline. La grotte est trĂšs grande, pleine de stalagmites et de stalactites ainsi que des Chauve-Souris. Nous sommes seuls et l’ambiance est unique. Monsieur Choup croĂźt apercevoir Golum en train de manger du « Bon poisson for bien goĂ»teux » dans sa grotte, nous nous disons que lui aussi a fait le voyage depuis la Nouvelle ZĂ©lande. La baignade est fraĂźche et flippante puisque un panneau Ă  l’entrĂ©e indique la prĂ©sence de murĂšnes. AprĂšs avoir profitĂ© de la sĂ©rĂ©nitĂ© de l’endroit, nous en profitons pour faire la premiĂšre baignade dans l’ocĂ©an Pacifique et notre premier snorkelling. Les petits poissons nous en sont grĂ© de les prendre en photo.

DĂ©solĂ©e pour la qualitĂ© merdique des photos de l’Iphone 5. Anahulu Cave, Tonga

Retour au Guest House pour la fin d’aprĂšs-midi puis direction le buffet spectacle d’Oholei Resort Ă  la Hina Cave. Le prix est de 55T$ par personne mais il comprend le repas, le spectacle et le transport aller/retour. Le petit bus plein de touristes arrive, 40 minutes de route et nous voilĂ  au bord de la plage avec les torches enflammĂ©es style Koh Lanta. L’ambiance est trĂšs sympa bien qu’un peu surfait pour les touristes, la musique bat son plein et nous buvons une petite binouze en amoureux (non incluse dans le prix) .

Dans la soirĂ©e, nous nous rĂ©galons avec un repas 100% typique composĂ© de racines de Tarot, du Kumara (ou Kumala en Tongien ou patates douces en Français), des algues, du raw fish (oh oui !) et pleins de spĂ©cialitĂ©s diverses. Un super spectacle typique avec une danse du feu et des chants guerriers – un moment inoubliable. La soirĂ©e terminera Ă  22h30 et le bus nous ramĂšne pour un dodo bien mĂ©ritĂ©.

Buffet du Oholei Resort avec des Ă©corces de bananes en guise d’assiette, au premier plan
Yummy ! Oholei Buffet, Tonga

Jour 3

Le lendemain, the D-day, la premiĂšre baignade avec les baleines avec « Deep Blue Diving Â». C’est une journĂ©e inoubliable forte en Ă©motions et coups de soleil, mais une grande dĂ©ception vu le temps passĂ© dans l’eau (Ă  peine dix minutes en deux passages). Vous trouverez notre tĂ©moignage complet dans notre article « Nager avec les baleines au Tonga Â».

Parce qu’on ne s’en lasse pas de les voir ces baleines, elles sont tellement belles !

Jour 4

Le dimanche au Tonga, tout est fermĂ©. Les activitĂ©s nautiques sont interdites et c’est une journĂ©e consacrĂ©e Ă  l’église et la famille. Nous entendons les cloches sonner toute la matinĂ©e un peu partout dans notre village. Nous ne sommes pas religieux et avons dĂ©cidĂ© de garder l’expĂ©rience d’une messe au Tonga pour la fin du voyage. Du coup, nous dĂ©cidons de nous offrir une bonne grasse matinĂ©e, une journĂ©e geek au soleil et une grande balade autour de Tofoa l’aprĂšs-midi. Nous avons rencontrĂ© des chiens errants partout, des chiens de garde agressifs, des vaches, des oiseaux, un cochon bien gras, quelques locaux souriants et des dĂ©chets partout, tout le temps. Nous avons vu Ă©galement des Ă©glises Ă  tous les coins de rues et comprenons alors que la religion tient une place primordiale dans la culture du pays. Nous le savions dĂ©jĂ  mais nous en avons dĂ©sormais la confirmation. La journĂ©e se terminera comme elle a commencĂ©, tranquillement et au soleil.

Jour 5

Lundi sera notre journĂ©e points touristiques, donc direction les Blow Holes, Tsunami Rock, Fox Sanctuary et Abel Tasman landing zone en stop et dans la chaleur. Il faisait vraiment trĂšs chaud mais notre enthousiasme Ă©tait Ă  fond. Nous avons expĂ©rimentĂ© pour la toute premiĂšre fois l’auto-stop. Nous Ă©tions un peu stressĂ©s mais Ă©tonnement tout s’est dĂ©roulĂ© comme nous le voulions. Aucune difficultĂ© donc, trois voitures puis un bus local. Les sites que nous avons visitĂ©s Ă©taient forts beaux, les Blow Holes vraiment magnifiques. Nous avons discutĂ© avec nos conducteurs en stop, demandĂ© de l’eau pour nos gourdes Ă  gauche et Ă  droite, traversĂ© des zones trĂšs sauvages, vu des araignĂ©es jaunes monstrueuses
. Que d’aventure pour notre premier essai Ă  pied ! Finalement, on a passĂ© une super journĂ©e et nous pouvons vous confirmer que le voyage en auto-stop fonctionne super au Tonga, inutile donc de payer des sommes astronomiques pour un taxi 🚗

Les Blowholes, Tonga
Tsunami rock (un gros cailloux charrié par un tsunami dans lequel un cannibale a vécu, oui oui)
L’Abel tasman landing zone, en feu (ou brĂ»lis, ici aussi malheureusement)
Le fameux arbre Ă  Chauve souris rousses, que nous n’avons pas vues

Nous avions dĂ©cidĂ© d’essayer une nuit en tente sur une plage. Ni une ni deux, vers 15/16h, nous cherchons un spot pour le soir. Dodo donc en camping sur la plage de Ha’atafu dans la pointe nord de Tongatapu, seuls au monde en mode Robinson Ă  regarder les Bernard l’hermite. Une expĂ©rience gĂ©niale mais stressante Ă  deux seuls dans le noir sur une plage. Il faut bien comprendre que le Tonga est quand mĂȘme un pays dont certaines zones sont reculĂ©es donc rester seul sur une plage pour une premiĂšre fois Ă©tait quand mĂȘme assez flippant. Bon finalement, tout s’est trĂšs bien passĂ© et nous vous invitons donc Ă  tenter l’expĂ©rience si vous allez au Tonga. N’oubliez pas vos dĂ©chets et soyez respectueux du lieu et des gens.

Pause longue sur la plage. Photographiquement la photo est ratĂ©e, mais on l’aime quand mĂȘme
Vue depuis la tente pendant la sieste – vous noterez le magnifique cadrage claquette en bas Ă  gauche

Jour 6

Mardi matin, rĂ©veil sur la plage avec le soleil et le bruit des vagues, petite matinĂ©e dĂ©tente en compagnie de chiens errants qui viennent se dĂ©tendre sur la plage. Direction Ă  pied vers la route principale puis retour au centre-ville en bus, serrĂ©s comme des sardines avec les locaux, puis de retour au « Friends CafĂ© Â» pour un repas toujours dĂ©licieux. Nous avons attendus la fin de journĂ©e au restaurant et avons geekĂ© un peu. Nous avons bien fait d’attendre dans le restaurant, l’ambiance est chaleureuse et comme il pleuvait dans l’aprĂšs-midi, le restaurant Ă©tait trĂšs calme.

Direction le port, Ă  pied, en fin d’aprĂšs-midi pour prendre le ferry direction les Ăźles d’Ha’apai. Que le cauchemar commence ! 🚱

Nous vous invitons Ă  lire la suite de l’aventure dans le prochain article « Voyager au Tonga : prendre le ferry entre Nuku’alofa et les Ăźles d’Happai  Â» .

Retour d’expĂ©rience : Mon job de bureau en Nouvelle ZĂ©lande

Description du profil professionnel :

Je suis de par mes Ă©tudes et mon expĂ©rience en France, chef de projets organisationnels et structurels dans l’assurance. Je travaille depuis 10 ans, j’ai un bon niveau d’anglais et je suis trĂšs Ă  l’aise avec les systĂšmes digitaux et les reportings.

Description des recherches sur place :

La recherche n’a pas Ă©tĂ© facile car j’étais en compĂ©tition avec des personnes plus qualifiĂ©es et meilleures en anglais que moi. J’ai d’abord travaillĂ© avec OneStaff en arrivant pour payer les factures tout en cherchant du travail avec d’autres cabinets de recrutements. J’ai donc dĂ©montĂ© des tentes, plantĂ© des poteaux et travailler sur des lignes de production pour emballer des lĂ©gumes dans un frigo Ă  -3°.

Il fait frais à -3° toute la journée

Par la suite, je suis passĂ©e dans tous les cabinets de jobs « qualifiĂ©s Â» pour remplir les dossiers et postuler. J’ai changĂ© plusieurs fois mon CV selon les exigences des cabinets, j’ai ratĂ© plusieurs entretiens tĂ©lĂ©phoniques et je me suis prĂ©sentĂ©e un jour au cabinet Hudson suite Ă  une demande d’entrevue. Je dirais donc que les recherches n’étaient pas faciles mais elles n’étaient pas laborieuses. Mon point fort Ă©tait certainement mes compĂ©tences techniques du domaine de l’assurance et mes facilitĂ©s avec les systĂšmes informatiques. Mon point faible, comme pour tous les français, Ă©tait bien sur mon niveau d’anglais
 Si on compare son niveau Ă  celui des nĂ©erlandais ou des allemands c’est mort, on remet son anglais dans ses chaussettes.

Description d’un entretien avec un cabinet de recrutement spĂ©cialisĂ© :

Hudson est un cabinet de prestataires placĂ©s sur des missions qualifiĂ©es dans des entreprises spĂ©cialisĂ©es dans le domaine de la finance. Ils recherchent donc des chefs de projet, des assistants, des analystes
 Avant de venir Ă  l’entretien, il a fallu passer un test en ligne. Ce test permettait de juger de 4 choses :

  • La personnalitĂ© du candidat : L’examen consistait Ă  rĂ©pondre Ă  des questions pour comprendre ta personnalitĂ©.
  • Le niveau de dactylographie : L’examen consistait Ă  taper un texte en anglais de la meilleure façon et le plus vite possible.
  • Le niveau informatique : L’examen portait sur Word, PowerPoint et Excel. Plusieurs questions et plusieurs cas Ă  rĂ©aliser pour dĂ©montrer que ton niveau est suffisant pour le poste sur lequel ils veulent te placer.
  • La qualitĂ© de ton profil et de tes rĂ©fĂ©rences : Il faut faire remplir un formulaire en ligne Ă  trois rĂ©fĂ©rences de ton choix qui peuvent attester de la qualitĂ© de ton profil. Les personnes doivent se connecter en 48/72h sur le systĂšme et complĂ©ter en anglais les diffĂ©rentes questions.

AprĂšs ces trois Ă©preuves, je me suis prĂ©sentĂ©e Ă  l’entretien individuel face Ă  la commerciale de Hudson. J’ai repassĂ© plusieurs tests de personnalitĂ© et rĂ©pondu Ă  plusieurs questions (« Que fais-tu en cas de conflit dans une Ă©quipe ? Â», « Quel est pour toi le plus important dans une mission ? Â»â€Š). Elle me donne les rĂ©sultats de mon test en ligne, je rĂąle sur les bugs que j’ai rencontrĂ©s et qu’on rĂ©duit un peu ma note (oui je fais partie de celle Ă  l’école qui rĂąle d’avoir 16/20 – dĂ©testez moi đŸ˜˜). Finalement, on arrive Ă  discuter de mon profil et de mon parcours professionnel. Autant vous dire que l’école ici, c’est comme aux Etats Unis, ils s’en contrefichent sauf si vous postulez Ă  un mĂ©tier encadrĂ© comme comptable ou mĂ©decin (Les diplĂŽmes quand on est mĂ©decin, ce n’est pas si important que ça, si ?).

Description de l’ambiance au travail :

Avant d’aborder ce sujet, je vais planter un peu le dĂ©cor de la vie professionnelle Parisienne Ă  la DĂ©fense. Ce qu’il faut savoir est que, travailler Ă  Paris, c’est l’enfer : des heures de stress dans le train, des heures de travail oĂč la performance prime sur le bien-ĂȘtre, des tensions et des relations Ă  la française oĂč le pouvoir et l’égo prennent le dessus sur la bienveillance, des horaires trĂšs dĂ©finis oĂč partir plus tĂŽt n’est pas bien vu et oĂč vous entendrez Ă  15h « oh tu as pris ta journĂ©e ?». Je n’ai jamais travaillĂ© en province, j’ose espĂ©rer que ces dĂ©fauts sont gommĂ©s ailleurs qu’à Paris. En quelques mots : travailler Ă  Paris est stressant, Ă©puisant et nĂ©faste.

Lundi matin, problĂšme dans le RER

Maintenant que vous avez l’image en tĂȘte et bien vous faites tout l’inverse pour imaginer la vie professionnelle Ă  Christchurch. Ici, les gens sont calmes et ont le flegme classieux des anglais. Il y a du positif et du nĂ©gatif Ă  cette maniĂšre de fonctionner : les relations sont rarement tendues et les discussions jamais animĂ©es, mais les sujets se rĂšglent plus lentement et il y a une certaine hypocrisie environnante. Ce sont des anglais donc ils n’aiment pas le conflit et disent les choses en tournant autour du pot, contrairement aux français qui sont carrĂ©ment plus cash et plus performants.

Les gens ici ne sont pas lĂ  pour souffrir OK ? Ils travaillent en mode dĂ©tente, ils font leur travail tranquillement sans pression, ils n’aiment pas ĂȘtre bousculĂ©s et n’ont franchement pas grand-chose Ă  faire de leur performance. Ce qui est le plus important pour eux est 1- leur vie personnelle et 2- leur relation sociale avec leurs collĂšgues. Le plus important au travail est de crĂ©er des liens avec ses collĂšgues, de passer de bons moments ensemble, de discuter – bref tout ce dont j’ai besoin d’amĂ©liorer.

Souffrant d’un gros problĂšme de perfectionnisme et de « il faut toujours faire tout vite et bien Â», ici je me dĂ©tends enfin. J’ai le temps d’apprendre, j’ai le temps de bien faire, j’ai le temps de rĂ©flĂ©chir et surtout j’ai le temps de travailler et de profiter de ma vie. Je rentre Ă  la maison tĂŽt, je vais faire mon jogging et j’ai le temps de prĂ©parer Ă  manger, de me dĂ©tendre, de regarder un film – bref, de profiter.

Au bureau, ils fĂȘtent toutes les occasions pour passer des moments ensemble – les anniversaires, les fĂȘtes nationales. Pour PĂąques, il y avait une personne dĂ©guisĂ©e en lapin qui distribuait des chocolats, il y a aussi de temps en temps des soirĂ©es Ă  thĂšme comme une soirĂ©e mexicaine oĂč j’ai mangĂ© de supers burritos. Et le vendredi, toutes les semaines, ils ont l’apĂ©ro au bureau – payĂ© aux frais de la boĂźte – oĂč ils prennent un petit verre de vin ou une binouze, pĂ©pouze les mecs. Ils ont franchement de supers conditions de travail : le work from anywhere (sous-entend que tu peux bosser d’oĂč tu veux tant que tu bosses), les horaires non imposĂ©s, le cafĂ©, le thĂ©, les boissons fraĂźches et les fruits gratos Ă  la cafet


Mon premier vendredi, j’ai vu tout le monde partir Ă  la pause dej. Je me suis dit « merde, c’est une demie journĂ©e fĂ©riĂ©e ou quoi ? Â» (Ils sont fous ces kiwis). Et bien non, c’est vendredi et vendredi, c’est spaghetti c’est limite une demie journĂ©e pour eux. Ils savent vivre et ça, j’adore. En plus, venir au travail en 20 minutes Ă  vĂ©lo, c’est quand mĂȘme le bonheur quand on prenait 3h le RER A tous les jours.

Description de la solitude avec l’anglais au travail :

Je suis arrivĂ©e en Nouvelle ZĂ©lande toute fiĂšre de mon niveau d’anglais puisque je travaillais dĂ©jĂ  en utilisant cette langue au travail depuis des annĂ©es. Je me disais « je vais tout dĂ©chirer ici Â» 
 puis je suis arrivĂ©e. En vrai, un bon niveau d’anglais pour une Ă©chelle française est un niveau trĂšs moyen comparĂ© Ă  nos amis europĂ©ens. On est vraiment nuls en anglais, non mais vraiment genre vraiment. Parfois vous confondrez des suĂ©dois ou nĂ©erlandais avec des british tellement ils s’expriment bien, c’est rageant. Donc oui, mĂȘme en partant avec un bon niveau, vous serez confrontĂ©s Ă  la barriĂšre de la langue (la fameuse).

Seule au monde Ă  rien comprendre

L’accent nĂ©ozĂ©landais est une difficultĂ© supplĂ©mentaire, c’est vrai – on ne comprend pas grand-chose Ă  ce qu’ils nous disent car notre oreille est habituĂ©e Ă  l’anglais amĂ©ricain ou britannique. Ici, un Fish & Chips se dit « Fush & Chups Â», le Yes se dit « Yiss Â», le Bread (prononcĂ© « Braide Â») se prononce « Bride Â» 
 en gros les – i en u-, les – e en i -
 de quoi vous faire perdre votre anglais ! Mais c’est comme tout, on s’habitue avec le temps. Aujourd’hui j’en rigole quand mes collĂšgues me regardent avec le mĂȘme regard que moi quand ils me parlent đŸ€“. c’est beau quand mĂȘme l’incomprĂ©hension commune.

Il existe deux autres problĂšmes auxquels vous serez probablement confrontĂ©s : la vitesse de prononciation et le fameux « slang Â».

Ils sont dans leurs pays, ils parlent aussi vite et naturellement que vous parlez français avec vos amis. Pour un Ă©tranger qui apprend le français, nous parlons trop vite, nous ne faisons pas les contractions et utilisons des mots inconnus au bataillon (imaginez un Ă©tranger Ă©couter du Booba, mon dieu) Et bien en anglais c’est pareil.

Par consĂ©quent en rĂ©union vous vous retrouverez les yeux Ă©carquillĂ©s et la sueur au front quand vous sentez que quelque chose de vital vous est demandĂ© mais que vous n’avez pas compris parce que votre interlocuteur a oubliĂ© que vous n’étiez pas natif et il vous a parlĂ© Ă  sa vitesse habituelle.  Vous ferez le fameux « oui oui Â» de la tĂȘte avec un grand sourire quand vos collĂšgues parlent de leur weekend. Et vous rigolerez jaune quand ils se marrent et que vous ne voulez pas passer pour celui qui n’a pas compris (on le fait tous soyez rassurĂ©s).

Pour le slang, c’est simple, ce sont des mots Ă  eux que vous n’avez jamais entendus et qu’ils vous sortiront comme si ces mots Ă©taient prĂ©sents dans le dictionnaire. Je conseille la trĂšs rigolote vidĂ©o du blogueur nĂ©o-zĂ©landais « How to Dad Â» qui dĂ©crit parfaitement la situation : 

Finalement, quels ont Ă©tĂ© les bĂ©nĂ©fices de cette expĂ©rience ?

J’ai beaucoup appris en travaillant en Nouvelle ZĂ©lande, en vrac :

  • J’ai appris Ă  me dĂ©tendre au bureau
  • J’ai compris dĂ©sormais qu’il y a autre chose que le travail dans la vie
  • J’ai appris ce qui c’était vraiment passĂ© pendant les tremblements de terre de 2011 – 2012 (ouais parce qu’en fait mon taf consiste Ă  faire des reportings et Ă  coordonner l’équipe qui revoit les sinistres des tremblements de Christchurch, fun hein đŸ€©)
  • J’ai level up +10 en anglais
  • J’ai appris plein de choses sur les nĂ©o-zĂ©landais, leur peur du changement et leur incohĂ©rence entre « on a le temps mais faut faire asap »
  • J’ai appris Ă  ne pas rĂ©pondre tout le temps « Yes and you ? Â» quand on me demande « How you’re doing ? Â»,
  • J’ai appris Ă  dire « Cheers » pour tout et rien
  • J’ai appris qu’il y avait une diffĂ©rence entre le CafĂ© LattĂ© (1/3 Lait + 2/3 CafĂ©) et le Flat White nĂ©o-zĂ©landais (2/3 Lait 1/3 + CafĂ©) ☕

Nager avec les baleines au Tonga: comparaison

Nous sommes partis au Tonga en pleine saison d’accouplement des baleines dans les eaux chaudes du pays, dĂ©but septembre 2019. Nous avons voulu profiter au maximum de cette expĂ©rience inoubliable pour voir de prĂšs ces mammifĂšres marins et nous en avons eu pleins les yeux. Nous souhaitons partager quelques informations Ă  ce sujet pour que vous puissiez savoir Ă  quoi vous attendre si vous souhaitez tenter l’expĂ©rience Ă  Nuku’alofa ou Ă  Ha’appai. Nager avec les baleines Ă©tait dans ma Dream List des choses Ă  faire au mĂȘme titre que les chiens de traĂźneau ou l’antarctique. Nous avons eu deux expĂ©riences bien diffĂ©rentes pour le mĂȘme prix mais nous avons vĂ©cu quoi qu’il arrive deux moments incroyables.

D’abord quelques petits rappels sur l’éthique de cette pratique, car comme pour les Ă©lĂ©phants en Asie, il faut ĂȘtre vigilant sur vos choix d’opĂ©rateur pour ĂȘtre le moins invasif possible.

Parlons peu, parlons baleines !

Nager avec les baleines à Nuku’alofa

Nous avons effectuĂ© notre premiĂšre dĂ©couverte des baleines avec l’opĂ©rateur Deep Blue Tonga situĂ© au centre-ville de Nuku’alofa. Nous avions rĂ©servĂ© en amont par email et avons payĂ© 50% pour confirmer la rĂ©servation. Nous avons effectuĂ© notre plongĂ©e le samedi de 09h00 jusqu’à 16h00. Autant dire que 9h00 en mer pour nager 10 minutes avec les baleines a Ă©tĂ© une expĂ©rience plus que frustrante. Sur le bateau il y a des toilettes et les repas sont fournis – si vous ĂȘtes vĂ©gane/vĂ©gĂ©tariens, pas sĂ»r qu’ils aient quelque chose sans viande.

TĂŽt le matin, premiĂšres baleines trouvĂ©es – la maman et son petit. Nous sommes divisĂ©s en 6 groupes de 4 personnes et nageons Ă  tour de rĂŽle pour dĂ©couvrir les mammifĂšres. Malheureusement, dans le premier groupe un jeune homme se casse l’épaule en nageant la brasse – pourquoi ? comment ? nous n’en savons pas plus. Ce que l’on sait, c’est qu’à cause de cet accident, notre temps de nage a Ă©tĂ© largement rĂ©duit. Vous me direz que ce n’est pas de sa faute, mais le jeune homme avait visiblement l’épaule dĂ©jĂ  bien abimĂ©e avec des straps partout en arrivant sur le bateau – il aurait pu s’abstenir d’effectuer ce genre d’expĂ©rience mais il a certainement sous-estimĂ© l’effort de la nage pour son bras. Bref, sur le moment, nous l’avons un peu tous dĂ©testĂ© sur le bateau car nous venons de trĂšs loin et payons cher pour finalement passer beaucoup plus de temps sur le bateau que dans l’eau. Finalement, on se dit que pour lui, c’est encore moins drĂŽle car il a terminĂ© sa journĂ©e aux urgences mais nous, nous sommes rentrĂ©s avec de belles photos :

Ci-dessous les points positifs et nĂ©gatifs d’avoir choisi Deep Blue Diving pour cette premiĂšre nage :

Points positifs : Le bateau dispose de toilettes, l’ambiance est agrĂ©able, le staff est sympa et on peut profiter du toit pour prendre le soleil et voir l’ocĂ©an dĂ©filĂ©. Si vous avez besoin d’une navette gratuite, demandez Ă  l’accueil et ils viendront vous chercher Ă  votre hĂŽtel sans frais.

Points nĂ©gatifs : Nous avons un peu eu le sentiment de chasser et de surexploiter la maman et son petit Ă  passer Ă  tour de rĂŽle et Ă  ĂȘtre aussi nombreux Ă  nager autour d’eux. De plus – et cela m’a personnellement choquĂ© – le staff nous a fait nager avec une maman baleine qui dormait dans un lagon avec son petit – et j’ai Ă©tĂ© trĂšs déçue de cette pratique. Enfin, la rĂ©partition des plongĂ©es entre les groupes est totalement inĂ©quitable alors que nous payons tous la mĂȘme somme. Par ailleurs, le respect du bien ĂȘtre de l’animal n’était pas vraiment au rendez-vous puisque nous Ă©tions bien trop prĂ©sents, bien trop nombreux, bien trop bruyants… bref, tout ce qu’il ne fallait pas. Et enfin la compagnie, le staff et les plongeurs ne sont pas des locaux et, par consĂ©quent, leur donner votre argent ne profite pas vraiment Ă  l’économie du pays. Toutefois la dame de l’accueil Ă©tait trĂšs gentille (et locale), on va garder cela en tĂȘte.

Un peu déçus par cette expĂ©rience mais toutefois ravis d’avoir vu ces beaux animaux. Nous sommes rentrĂ©s frustrĂ©s mais contents tout de mĂȘme en revivant la plongĂ©e en vidĂ©o. Heureusement, il Ă©tait dĂ©jĂ  prĂ©vu que nous refassions l’expĂ©rience Ă  Ha’appai sinon la fin aurait Ă©tĂ© franchement amĂšre.

Nager avec les baleines à Ha’appai dans les eaux d’Uoleva

Fraichement arrivĂ©s sur Ha’appai sur l’ile d’Uoleva, nous rĂ©servons avec Tiana resort une nage avec les baleines, cette fois-ci un vendredi.

MĂȘmes horaires 09h00 – 16h00, nous sommes finalement rentrĂ©s Ă  15h00 mais avons passĂ© 1h30 dans l’eau avec les baleines sans jamais avoir l’impression de gĂȘner ou d’ĂȘtre invasif (et ça c’est vraiment gĂ©nial). On ne peut que vivement recommander Tiana Whales swimming. Notez que vous pouvez rĂ©server avec eux mĂȘme si vous ĂȘtes dans un autre resort, ils travaillent avec les principaux hĂŽtels des iles d’Ha’appai.

Nous ne sommes que 5 nageurs sur le bateau sans compter Fina et son mari NoĂ©, les deux locaux qui nous amĂšnent vivre notre deuxiĂšme expĂ©rience. Nous embarquons sur un petit bateau Ă  moteur, nous sommes ravis de l’ambiance trĂšs dĂ©tente et typique. Nous avons trouvĂ© rapidement une premiĂšre baleine mais dĂ©jĂ  « rĂ©servĂ©e » par un autre bateau (premier arrivĂ©, premier servi malheureusement). Ce qui est drĂŽle et en mĂȘme temps triste est que l’autre bateau a cru qu’on allait leur « piquer » la baleine alors ils ont accĂ©lĂ©rĂ©, mode Fast & Furious… Nous avons du chercher ailleurs, longtemps, trĂšs longtemps, toute la matinĂ©e en fait ; Fina nous disait que c’était la premiĂšre fois qu’elle cherchait aussi longtemps. D’habitude, les eaux d’Uoleva sont riches en baleines mais, cette annĂ©e, il y en a beaucoup moins (http://news.trust.org/packages/trump-and-climate-change/ ). Arrive l’heure du dĂ©jeuner, repas vĂ©gĂ©tarien (pas vĂ©gane puisqu’il y avait de la mayonnaise), un plat de pĂątes qui tient bien au corps avec des petits oignions – miam !

Bébé baleine qui regarde Monsieur Choup, sans retouche photo !

Juste aprĂšs le dĂ©jeuner, nous rencontrons donc nos baleines grĂące Ă  Monsieur Choup qui, avec ces yeux lasers, perçoit le jet d’eau de la respiration du bĂ©bĂ© baleine au loin. On ne se rend pas bien compte comme ça en le lisant sur un blog mais repĂ©rer les baleines dans l’ocĂ©an est un dĂ©fi. Ni une ni deux nous plongeons et allons Ă  leur rencontre. Cette fois-ci, nous Ă©tions dans des eaux trĂšs profondes, dans l’ocĂ©an, le vrai, celui oĂč on ne voit pas le fond mais que du bleu profond (oh c’est beau). Alors certes la visibilitĂ© est moins bonne mais, au moins, les baleines pouvaient partir si elles le voulaient. Elles pouvaient aller plus profondĂ©ment si elles voulaient nous semer et, cette fois-ci, pas de maman baleine dĂ©rangĂ©e pendant la sieste. Nous avons observĂ© la danse du bĂ©bĂ© qui remonte Ă  la surface toutes les 10/15 minutes pour respirer puis nous avons Ă©tĂ© Ă©poustouflĂ©s par les remontĂ©es de maman baleine toutes les 40 minutes. Elle est Ă©norme, elle est magnifique, elle est calme… bref, une merveille de la nature Ă  vous faire chialer dans vos masques de plongĂ©e 🐳. Nous l’avons mĂȘme entendu subrepticement chanter.

On restera Ă  les observer pendant 1h30 Ă  peu prĂšs (trois remontĂ©es de maman baleine). Certains remontent dans le bateau car la nage est Ă©prouvante et certains sont moins Ă  l’aise que d’autre dans l’ocĂ©an. Moi, j’ai profitĂ© de chaque seconde dans l’eau. Fina nous a autorisĂ© Ă  plonger en apnĂ©e si on voulait, bien sĂ»r pas quand le bĂ©bĂ© remonte pour Ă©viter de le stresser. Nous avons mĂȘme eu la chance de voir du caca de baleine (oui je vous vois sourire) et je peux vous dire que ça a la consistance, l’odeur et l’apparence d’un caca de bĂ©bĂ© mammifĂšre – mais on Ă©tait tous contents de voir cela en gros touriste que nous Ă©tions (huuum le caca, c’est dĂ©licieux).

Fina a dĂ©cidĂ© qu’aprĂšs la troisiĂšme remontĂ©e, il fallait laisser la maman nourrir son petit puis se reposer. Nous sommes donc rentrĂ©s sur l’üle aprĂšs ce beau moment, nous Ă©tions ravis et en avions pris plein les mirettes dans le respect de l’animal. Quelle belle journĂ©e !

Voici les points positifs et nĂ©gatifs :

Points positifs : Alors clairement tout ! Le temps de nage, le repas, le respect des baleines, les locaux, l’ambiance, le soleil 😃

Points nĂ©gatifs : Si on chipote, je dirais qu’il n’y a pas de toilettes Ă  bord, donc c’est pipi dans l’ocĂ©an et caca avant ou aprĂšs l’embarquement.

Les conclusions de ce comparatif

Donc pour le mĂȘme prix, nous avons vĂ©cu deux expĂ©riences bien diffĂ©rentes. Evidemment nous ne pouvons que dĂ©conseiller de plonger Ă  Nuku’alofa et de prĂ©fĂ©rer Eu ’a ou Ha’appai. Nous vous conseillons Ă©galement de choisir des petites compagnies locales. Nous avons entendu beaucoup de nĂ©gatif sur les plongĂ©es Ă  Va ’vau, encore plus irrespectueuses et piĂšges Ă  touriste qu’à Nuku’alofa mais nous n’avons pas testĂ©.

Nous vous conseillons Ă  1000 % d’aller Ă  Ha’appai et de rĂ©server avec Tiana Whales swimming et nous vous souhaitons de passer d’aussi bons moments que les nĂŽtres.

Pour plus d’informations, pour partager votre expĂ©rience ou si vous avez des questions, n’hĂ©sitez pas Ă  utiliser la section commentaire.

Trouver un emploi qualifiĂ© en Nouvelle ZĂ©lande

Emploi qualifiĂ© en Nouvelle ZĂ©lande : Travail en CDD avec un contrat Ă  temps plein, assise sur une chaise devant un ordinateur Ă  discuter rugby et boire une biĂšre le vendredi pour le goĂ»ter. Partir Ă  14h00 et travailler dans la coolitude la plus totale – en essayant de comprendre les blagues des collĂšgues.

Moi au taf avec Kiwis n°1

Trouver du travail en Nouvelle ZĂ©lande c’est comme chercher un kiwi (l’animal hein đŸ€“) dans le pays – c’est rare mais si on cherche bien on peut y arriver. Nous ne voulons pas vous dire qu’il faut faire ceci ou cela mais nous voulons partager notre expĂ©rience de recherche d’emploi Ă  Christchurch.

Avant toute chose, j’aimerais aborder un point fĂącheux qui se partage entre pvtistes sur le net : le racisme dans la recherche d’emploi. J’en ai vu beaucoup rĂąler parce qu’ils ne trouvent pas de CDD / temps plein dans le pays. Ils crient aux loups lors des entretiens et dĂ©crivent une image terrible des nĂ©ozĂ©landais sur les rĂ©seaux sociaux.

Je n’ai personnellement pas vĂ©cu ni ressenti le moindre racisme au sein de mon entreprise ni dans ma recherche d’emploi. Ce que j’ai vu sur Christchurch, c’est un marchĂ© du travail qui dĂ©borde de pvtistes et d’étrangers au dĂ©triment des locaux. J’ai vu aussi des employeurs privilĂ©gier des nĂ©ozĂ©landais plutĂŽt que des Ă©trangers, pour faire survivre le marchĂ© du travail local plutĂŽt que de favoriser le travail temporaire et prĂ©caire.

Je ne pense pas qu’il soit compliquĂ© de comprendre la situation en Nouvelle ZĂ©lande quand on pense que le pays va bientĂŽt compter plus d’étrangers que de locaux (Etude 2019 qui dĂ©montre que le pays va bientĂŽt rentrer dans le club des pays qui comptent plus de touristes que d’habitants). Ne soyez pas effrayĂ© par ce que vous lisez sur les rĂ©seaux sociaux : du travail, on en trouve, il ne faut juste pas croire que nous sommes attendus sur un marchĂ© qui ne nous attend pas. La clef dans un pays qui n’est pas le sien : Soyez humble, soyez qualifiĂ© et soyez dĂ©terminĂ©.

Dans quelle ville chercher un job qualifié ?

Quand nous avons commencĂ© notre voyage, nous avions en tĂȘte de nous poser Ă  Wellington pour travailler. Finalement, quand nous sommes arrivĂ©s dans la ville, nous n’avons absolument pas eu le coup de cƓur pour cette grosse ville venteuse pleine de bruit et de monde. Nous n’avions pas quittĂ© Paris pour retrouver une grosse mĂ©tropole. Nous avons alors dĂ©cidĂ© de continuer le voyage jusqu’à Christchurch. RĂ©sultat : Coup de cƓur total pour cette ville oĂč le marchĂ© du travail semble actif, la vie calme et douce.

Je suppose qu’il est possible de trouver des jobs un peu partout en Nouvelle ZĂ©lande. Evidemment, en fonction du secteur, vous trouverez plus facilement dans certains coins (le vin et les fermes vers Nelson, les activitĂ©s physiques ski etc. vers Queenstown, le consulting Ă  Wellington, la logistique et les transports vers Auckland
). Quant Ă  moi, je peux tĂ©moigner de mon expĂ©rience Ă  Christchurch.

Christchurch est la ville idĂ©ale pour une expĂ©rience professionnelle tranquille, sereine, anglaise et qualifiĂ©e. La ville regorge de commerces et de chantiers. En ce qui concerne les postes de bureaux : quelques banques, quelques cabinets de consulting, des petits courtiers, un peu d’avocat, beaucoup de comptabilitĂ© et un peu d’assurance. Rien de bien folichon si on compare Ă  Welli mais franchement suffisant pour une expĂ©rience locale qualifiĂ©e.

La philosophie du coin : doucement le matin, tranquille l’aprĂšs-midi. Les gens travaillent, bien sĂ»r, mais pas d’arrache-pied comme on pourrait le voir Ă  Paris. Il y a moins de rĂšgles, les gens sont plus cool et les horaires sont plus flexibles. Dans mon entreprise, c’est prioritĂ© Ă  sa vie personnelle avant professionnelle : tu as un souci, tu dois partir tĂŽt, tu n’as pas de souci mais tu veux partir tĂŽt, tu es libre de tes choix tant que le travail est fait. La vie est douce quand on est chez soi Ă  15h00 đŸ˜Š

Comment trouver un travail qualifiĂ© ?

La recherche d’emploi est la mĂȘme que celle que vous pourriez faire en France. Il faut se bouger les fesses, chercher, oser, demander et tenter. Clairement, la premiĂšre chose Ă  faire avant mĂȘme d’arriver sur place est d’écrire votre CV et votre lettre de motivation en anglais. Il n’y a pas vraiment de modĂšle prĂ©fĂ©rĂ© des recruteurs nĂ©ozĂ©landais. Je vous propose donc de suivre le modĂšle sur l’excellent site pvtistes en suivant le lien suivant : https://pvtistes.net/dossiers/guide-des-pvtistes-en-nouvelle-zelande/20/

D’ailleurs vous pouvez mĂȘme franchement vous inspirez de tout le dossier et de tout le site qui a Ă©tĂ© d’une grande aide pour prĂ©parer notre dĂ©part en Nouvelle ZĂ©lande et actuellement pour le Canada.

Lorsque vos documents sont prĂ©parĂ©s, vous devez dĂ©finir votre recherche et prĂ©parer votre stratĂ©gie. Il y a plusieurs Ă©coles :

La premiĂšre consiste Ă  se consacrer exclusivement Ă  la recherche d’un job qualifiĂ© pour mettre toutes les chances de son cĂŽtĂ©. Ă€ cet effet, vous devez postuler sur les sites comme seek.com et aller recruter sur tous les cabinets de recrutements spĂ©cialises du secteur dans lequel vous chercher. Il peut ĂȘtre Ă©galement intĂ©ressant de vous dĂ©placer dans ces cabinets pour donner votre cv en mains propres.

C’est un challenge croyez moi

La seconde mĂ©thode consiste Ă  faire des petits boulots et chercher en mĂȘme temps un job qualifiĂ©. Pour se faire, vous pouvez d’ores et dĂ©jĂ  aller chez OneStaff ou d’autres cabinets de recrutement spĂ©cialisĂ©s pour des jobs intĂ©rimaires. Faites quelques missions pour beurrer les Ă©pinards et payer les factures, puis le soir ou le matin (en fonction des heures de mission), vous postulez sur les sites internet. DĂšs que vous avez deux/trois heures de disponible, dĂ©placez-vous directement dans les cabinets pour donner votre cv.

J’ai beaucoup lu sur internet que les recruteurs anglo-saxons aimaient voir les gens et qu’il fallait se dĂ©placer pour obtenir un job. Ce n’est pas 100% vrai. En effet, lors de la haute saison, ils ont tellement de candidats que finalement ils prĂ©fĂšrent que vous postuliez sur internet ou via leur cabinet de recrutement. Il est inutile par exemple de vous dĂ©placer pour donner un cv en main propre au casino de Christchurch. Pour du job qualifiĂ©, arriver Ă  l’accueil d’une banque et demander un travail n’est pas la bonne mĂ©thode. Par contre, ça fonctionne pour les restaurants ou les bars. Donc le mythe du « dans les pays anglais il faut venir toquer Ă  la porte Â» ça fonctionne pour des petits boulots mais rarement pour des jobs permanents.

Est-ce que mon niveau d’anglais est rĂ©dhibitoire pour un poste qualifiĂ© ?

Ça peut l’ĂȘtre, oui.

Parler anglais comme une vache espagnole prend tout son sens

En fonction du job auquel vous postulez, les recruteurs vont tester votre niveau d’anglais pour savoir si vous rĂ©pondez au niveau suffisant pour gĂ©rer vos tĂąches. Evitez de postuler Ă  un poste d’assistant ou de chef de projet si vous ne pouvez pas vous exprimer clairement en anglais, parce que vous allez vous retrouver bien bĂȘte lors de la premiĂšre rĂ©union đŸ™„

Je sais que c’est difficile Ă  comprendre mais estimez votre niveau d’anglais vers le bas : vous ĂȘtes en compĂ©tition avec des Ă©trangers qui parlent un milliard de fois mieux l’anglais que vous. Malheureusement, la preuve en est que nous sommes dĂ©finitivement mauvais en anglais. Donc un bon niveau d’anglais pour des français correspondra Ă  un niveau trĂšs moyen en vrai dans le monde du travail si on se compare Ă  des allemands ou des suĂ©dois.

Soyez honnĂȘte avec vous-mĂȘme et posez-vous la question : avez-vous le niveau d’anglais suffisant pour le poste auquel vous postulez ? En fonction de votre rĂ©ponse, réévaluez peut-ĂȘtre vos envies et partez sur des petits boulots.

Quelques coordonnées sur Christchurch

Voici les deux coordonnĂ©es des agences testĂ©es et approuvĂ©es par les Choup. Je ne partage pas celles dont je n’ai pas eu de retour ou celles que je ne connais pas, mais ces deux-lĂ  vous pouvez y aller les yeux fermĂ©s :

https://www.onestaff.co.nz/christchurch

https://nz.hudson.com/contact-us/find-a-hudson-office/christchurch

ExpĂ©rience de colocation (dĂ©sastreuse)

La colocation peut ĂȘtre un cauchemar ou un bonheur, c’est dĂ©finitivement liĂ© Ă  votre organisation et Ă  votre choix de colocataires. Dans notre cas, cela a Ă©tĂ© dĂ©sastreux et difficile Ă  supporter mais comme toujours nous en sortons plus forts et avec pleins de nouvelles leçons apprises.

Nous avions dĂ©cidĂ© d’arrĂȘter notre road trip pour l’hiver et de travailler sur Christchurch afin de continuer Ă  voyager aprĂšs la Nouvelle ZĂ©lande, d’amĂ©liorer notre anglais et de vivre une vraie expĂ©rience locale. Nous avons vu un article sur Facebook de personnes cherchant des colocataires et ils semblait correspondre aux profils avec qui on pourrait s’entendre. Deux semaines plus tard, on vivait ensemble (quelle erreur !) et trois mois plus tard c’était l’escalade.

PremiĂšre leçon : Ne pas faire de colocs avec des français

Notre rĂ©putation de français Ă  travers le monde, vous la connaissez dĂ©jĂ  et elle n’est pas jolie jolie mais elle est vĂ©ridique. Certes encore une fois on ne peut pas faire de gĂ©nĂ©ralitĂ©s et nous avons personnellement rencontrĂ© des français formidables sur la route, mais certains sont de vraies tĂȘtes de veaux – et mĂȘme pas parigots, c’est dire.

Ne faites pas de colocations avec des gens qui vous comprennent si ce sont de mauvaises personnes, ils pourront tout retourner contre vous – la moindre petite phrase maladroite que vous pourriez dire (et on en fait tous) et les moindres discussions vous seront renvoyĂ©es dans la figure en cas de dispute. Nous l’avons expĂ©rimentĂ© et autant dire que nos collocs n’ont pas Ă©tĂ© tendres dans leurs propos – voir carrĂ©ment cruels et mĂ©chants.

Malheureusement, ils avaient les bonnes attitudes du français pourris. C’est-Ă -dire qu’ils Ă©taient difficiles sur la nourriture, qu’ils critiquaient tout et tout le monde, qu’ils Ă©taient jaloux de notre propre rĂ©ussite sur Christchurch, qu’ils n’étaient jamais contents
 bref le parfait tableau pour une entente imparfaite 🙂

DeuxiĂšme leçon : Ne faites pas une collocs sur la base que vous avez des hobbies communs

Sur ce principe je pense que ça dĂ©pend vraiment des uns et des autres. Nous avions un hobby commun et avons pariĂ© lĂ -dessus pour notre entente : Les jeux de sociĂ©tĂ©.

C’était une grande erreur car finalement la vie, le travail et l’entente Ă  la maison ont fait que nous n’avons pas beaucoup jouĂ© ensemble (et on a donc essuyĂ© des remarques sur ce sujet). Quand on a l’opportunitĂ© d’avoir un travail et qu’on se retrouve un bout de routine, on ne passe pas nos soirĂ©es de semaine Ă  jouer mais Ă  rĂ©cupĂ©rer pour enchainer la semaine suivante. À la rigueur on joue les soirs de weekends mais avec des gens qu’on apprĂ©cie.

Autant vous dire que l’équation suivante s’avĂšre parfaitement vraie :

(Discorde + Jalousie + MĂ©chancetĂ©) + Mauvais joueur = (Discorde + Jalousie + MĂ©chancetĂ©) ÂČ + pas de parties de jeux de sociĂ©tĂ©.

Troisiùme leçon : Mettez-vous d’accord sur TOUT

Ça parait Ă©vident mais on ne pense pas forcement Ă  se mettre d’accord sur les heures d’occupation de la salle de bain, la musique sous la douche, les films du soir ou la place dans les placards. Nous n’y avons pas pensĂ© et nous avions torts. Discutez de tous les points dans l’appartement car, avec de mauvaises personnes, TOUT peut vous ĂȘtre reprochĂ©s : des torchons aux couverts dans le lave-vaisselle en passant par les fenĂȘtres pas ouvertes ou l’occupation de la tĂ©lĂ©vision. Nous avons bien sur faits des erreurs, c’était notre premiĂšre colocs de couples aprĂšs 8 ans de vie commune (de vieux loups solitaires :-)). Il est vrai que les petites habitudes ont la dent dure, mais partez du principe que vous rencontrez deux types de personnes : ceux qui prennent la tĂȘte et les autres. Si vous tombez sur les autres c’est banco, dĂ©tendez-vous et buvez une petite binouze devant un bon film entre colocs, vos petites habitudes ne vous seront pas reprochĂ©es au pire elles seront abordĂ©es dans le calme.

Si malheureusement vous tombez sur la premiĂšre catĂ©gorie alors accrochez-vous les bretelles parce que ça va ĂȘtre sportif : littĂ©ralement le moindre pet de travers vous sera balancĂ© en pleine figure, si en plus vous tombez sur des gens jaloux et des maniaques du mĂ©nage alors s’en est fini de votre tranquillitĂ©. Si vous achetez un produit vaisselle un poil plus cher que celui de d’habitude et que vous avez le malheur de gagner plus d’argent (et qu’ils le savent)– boum dans votre tronche, si vous ne lavez pas les torchons toutes les semaines – boum dans votre tronche, si vous laissez sĂ©cher la vaisselle sur le plan de travail parce qu’il n’y a plus de place dans le lave-vaisselle– boum dans votre tronche, si vous laissez la grande chambre mais oser prendre un poil plus de place dans le frigo – boum x2 dans votre tronche 
. Tout sera notĂ©, critiquĂ© et renvoyĂ© en cas de dispute. Alors mettez-vous bien d’accord sur tout ce qui vous vient par la tĂȘte avant mĂȘme de signer le bail et surtout l’aspect financier du qui paie quoi quand et comment.

QuatriÚme leçon : Fixez les rÚgles immédiatement pour les finances

Mettez-vous d’accord et Ă©crivez-le quelque part : qui paie quoi quand et comment – et ce pour toutes les dĂ©penses du produit vaisselle au loyer.

Discutez des possibilitĂ©s des uns et des autres de dĂ©gager plus d’argent notamment pour la caution qui est souvent une grosse somme que tout le monde n’a pas sur son compte. Si vous vous mettez d’accord sur un « plan Â» de financement, suivez-le et si ce n’est pas le cas – vous vous excusez, vous ĂȘtes en tort.

Discutez bien de qui paie quoi et qui rembourse qui et qui paie l’électricitĂ© ou internet. RĂ©partissez bien les rĂŽles pour Ă©viter les disputes. Si vous n’ĂȘtes pas celui qui paie le loyer, discutez bien de quel jour et quand votre colocataire a besoin de se faire verser la moitiĂ© / la somme due sur son compte s’il a avancĂ© l’argent. C’est important que ça coule tout seul parce que l’argent c’est important et que nous avons faits des erreurs sur ce point sur lesquelles nous avions torts mais pour lesquels nous n’avons pas eu l’occasion de nous excuser (la situation partait dĂ©jĂ  en vrille
)

CinquiÚme leçon : Faites attention avec qui vous partagez vos idées et votre vie

Vous allez avoir envie de partager des choses avec vos colocs parce que sinon ça aurait servi Ă  rien d’amĂ©nager ensemble, mais faites attention au dĂ©but Ă  ne pas trop vous livrer. Nos expĂ©riences en vrac :

  • Faites attention et ne partagez pas d’information sur vos salaires (oui c’est Ă©vident, on sait, on est idiots).
  • Faites attention et ne partagez pas d’information sur votre couple (je ne parle pas de sa vie sexuelle hein mais simplement des disputes que vous pourriez avoir ou de votre passĂ© avant d’ĂȘtre avec lui/elle)
  • Faites attention et ne soyez pas naĂŻfs et ne donnez pas vos astuces pour trouver du travail. Bons petits naĂŻfs que nous Ă©tions quand nous avons trouvĂ© un filon pour trouver des petits boulots, nous l’avons partagĂ© avec nos colocs. Mais quand il a fallu renvoyer la politesse ils ne nous ont pas aidĂ©, ils sont rentrĂ©s dans une dynamique de compĂ©tition qui ne nous intĂ©ressait pas. Quand j’ai eu le bonheur de trouver un travail qualifiĂ©, au lieu de partager notre joie, ils ont fait la tĂȘte et ils ont saisi la moindre opportunitĂ© pour nous le reprocher.
  • Faites attention et ne partagez pas d’information Ă  propos de vos familles, ça peut trĂšs mal finir

  • Faites attention et ne partagez pas trop vite vos idĂ©es personnelles tel que votre vision du zĂ©ro dĂ©chet ou vos avis politiques (Oui ça parait Ă©vident, mais sur le moment, ça ne l’est pas).

De maniĂšre globale, attendez de voir si vous pouvez accorder votre confiance avant de dĂ©voiler ce qui vous est personnel, vos idĂ©es, vos passions ou votre vie personnelle – avec des gens bienveillants, il n’y aura pas de problĂšme mais avec les autres vous vous mettez Ă  risque et ça peut faire trĂšs mal.

SixiÚme leçon = Remettez-vous en question sur vos erreurs mais ne vous flagellez pas

Bien Ă©videment, nous faisons tous des erreurs – personne est parfait, seul celui qui critique vertement se pense parfait (Et des cons, y en a partout). Sauf si vous abandonnez votre coloc sans prĂ©venir, les erreurs que vous pourriez faire sont sans rĂ©elle gravitĂ©.  Personne est en droit de vous insulter ou de vous dĂ©monter. Il n’y a pas mort d’homme donc ne vous flagellez pas et quittez la maison si l’ambiance est insupportable ou que vous ĂȘtes dans une mĂ©canique de culpabilisation (« T’as pas pliĂ© les torchons t’es vraiment une merde »).

Nous avons vĂ©cu une trĂšs mauvaise expĂ©rience qui nous a beaucoup touchĂ©s car des paroles trĂšs dures ont Ă©tĂ© dites. À partir du moment oĂč les remarques ne sont plus Ă  propos de votre colocation mais deviennent personnelles et sont volontairement faites pour vous dĂ©truire (ou pour dĂ©truire votre couple
) alors c’est que vous n’ĂȘtes pas en bonne compagnie, vous feriez mieux de trouver un remplaçant.

Surtout ne prenez pas (trop) pour vous les remarques qui peuvent vous ĂȘtre faites, elles peuvent ĂȘtre motivĂ©es par un mal-ĂȘtre, par la jalousie ou simplement par la haine. Aucune personne saine d’esprit ne peut vous parlez ainsi – aucune erreur n’amĂšne Ă  ce genre de situation sauf si l’un des interlocuteurs est quelqu’un de mauvais.

Conclusion

Trouvez de bons colocs qui vous laisseront un bon souvenir et avec qui vous serez tombĂ©s d’accord sur tous les points importants et surtout Enjoy !

La vie de couple en voyage

Il existe beaucoup d’articles sur ce sujet donc nous n’allons pas inventer l’eau chaude mais juste faire part de notre propre expĂ©rience. Il n’y a pas vraiment de points positifs ou nĂ©gatifs de voyager avec son compagnon qui diffĂšrent de ceux que vous rencontrerez en vivant avec elle/lui. Le seul aspect qui change est la proximitĂ© permanente, vous serez ensemble H24 et ce n’est pas facile Ă  gĂ©rer (mĂȘme pour un vieux couple comme nous).

La promiscuitĂ© permanente avec son amoureux (ou son amoureuse hein, pas de jaloux, Ă©galitĂ© des sexes tout ça tout ça…), ça peut ĂȘtre gĂ©nial ou ça peut ĂȘtre un cauchemar. AprĂšs 8 ans de vie commune, j’ai envie de dire qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil, mais c’était sans compter la vie en van. 🙄

Bon OK, faire ses besoins devant son partenaire dans 3mÂČ ce n’est pas glamour mais faire des cĂąlins sans avoir pris une douche depuis 4 jours c’est encore pire (et encore, 4 jours je suis sympa…). Quand on vit Ă  la « roots » en plein Ă©tĂ© en Nouvelle ZĂ©lande, autant dire qu’on est loin du quotidien policĂ© de nos vies de cadres parisiens qui retrouvent leur douche tous les soirs.

Monsieur Choup sous la douche

Il faut aussi savoir gĂ©rer son besoin de solitude dans un environnement oĂč on n’est jamais seul. Je n’ai personnellement aucun mal Ă  vivre collĂ©e Ă  mon chĂ©ri (Etouffante, moi ? noooon) et n’ai aucun besoin de solitude quand je suis avec lui, mais je sais que pour lui ça n’a pas Ă©tĂ© facile. Il faut rĂ©ussir Ă  gĂ©rer les disputes qui en dĂ©coulent et organiser son quotidien pour lui accorder du temps seul. Quand on vit une vie quotidienne au rythme du mĂ©tro boulot dodo, on rentre le soir, on retrouve son amoureux et on lui raconte sa journĂ©e – mais quand on vit en van, on est avec lui du matin au soir et cette prĂ©sence peut provoquer des frictions. C’est gĂ©rable mais ça dĂ©pend des caractĂšres des uns et des autres.

HonnĂȘtement, nous avons eu du mal Ă  gĂ©rer au dĂ©but et nous avons eu de grosses disputes qui ont remis notre couple en question (oui, carrĂ©ment). C’est dans la difficultĂ© qu’on devient plus forts et aujourd’hui notre couple est plus solide que jamais. On a comme tous les autres couples des hauts et des bas, mais rien n’est insurmontable quand on en parle avec l’autre et mĂȘme en voyage il faut continuer Ă  prendre soin de sa vie amoureuse, de son partenaire et de ces besoins.

La gestion des dĂ©ceptions est un point crucial pour une bonne ambiance. Ce n’est quand mĂȘme pas rien de partir sans date de retour et sans attache quand on est habituĂ© Ă  sa petite routine – apĂ©ro comtĂ© / saucisson vin rouge đŸ·â€Š En voyage les Ă©motions sont plus fortes, les problĂšmes que vous pourriez rencontrer seront donc plus puissants : un problĂšme de mĂ©tĂ©o le jour oĂč vous voulez aller Ă  tel endroit, un brouillard aprĂšs une randonnĂ©e de 8h Ă  grimper qui ne vous offre pas la vue que vous attendiez, des gens dĂ©sagrĂ©ables
 tout ces petits soucis ne sont pas faciles Ă  gĂ©rer alors vous serez agacĂ© plus facilement si votre moitiĂ© a le malheur de faire des remarques. Si votre relation est solide, les chamailleries et les dĂ©ceptions passeront comme une lettre Ă  la poste. Quoi qu’il arrive, le point positif dans le voyage en couple, c’est que votre Ă©paule prĂ©fĂ©rĂ©e est toujours Ă  vos cĂŽtĂ©s pour vous soutenir 😊.

Conclusion

Finalement, le voyage au long cours est un peu comme la vie Ă  deux. Si vous avez dĂ©jĂ  vĂ©cu ensemble, vous savez Ă  quoi vous attendre. Il faudra juste ajouter la promiscuitĂ© et la gestion des Ă©motions. Si vous n’avez pas encore expĂ©rimentĂ© le plaisir de la vie de couple alors c’est le meilleur moyen de vous mettre Ă  l’épreuve – Ă  vos risques et pĂ©rils. Bien sĂ»r, il est impossible de faire des gĂ©nĂ©ralitĂ©s, des vieux couples peuvent se sĂ©parer sur la route (certainement Ă  cause de problĂšmes sous-jacents) et de jeunes couples fileront le parfait amour.

C’est beau la vie hein, Enjoy !

La mise en location d’un appartement avant de partir en voyage

Nous sommes d’heureux propriĂ©taires d’un appartement dans la rĂ©gion parisienne et nous souhaitons partager notre expĂ©rience de mise en location. Nous n’avons pas trouvĂ© des masses d’information sur internet Ă  ce sujet donc on y met notre petite pierre Ă  l’édifice informationnel.

Les finances

L’aspect financier d’une mise en location doit ĂȘtre rĂ©flĂ©chi bien en amont lorsque l’on se lance dans ce genre d’aventure. Trop haut, le loyer n’attire pas de locataires. Trop bas, vous ne couvrirez pas votre crĂ©dit immobilier. Si vous choisissez de faire appel Ă  une agence immobiliĂšre, vous pourrez demander l’avis de votre conseiller. Pensez Ă©galement Ă  regarder sur internet les prix des appartements similaires au vĂŽtre pour avoir une idĂ©e.

De notre cĂŽtĂ©, nous avons nĂ©gociĂ© avec notre banque pour rĂ©duire les mensualitĂ©s en rallongeant le crĂ©dit afin de couvrir au maximum les frais. Malheureusement, il ne nous a pas Ă©tĂ© possible de les couvrir Ă  100% et des frais je peux vous dire qu’il y en a un beau panel : Les impĂŽts fonciers, l’assurance du crĂ©dit, l’assurance du logement, les frais d’agence (si vous louez via une agence), certaines charges additionnelles liĂ©es Ă  la copropriĂ©tĂ©, certaines charges imprĂ©vues comme un nouveau ballon d’eau chaude 


Vous avez dit un dégùt des eaux ?

Heureusement, nous avions anticipĂ© et Ă©pargnĂ© suffisamment d’argent pour couvrir la diffĂ©rence entre le loyer et les frais nous permettant de partir tranquilles un bon moment mĂȘme sans entrĂ©e d’argent. Disons le clairement, nous n’avions pas envie de nous prendre la tĂȘte sur ce sujet pendant notre road trip 😱.

L’organisation

L’organisation d’une mise en location avant un voyage au long cours / avant une expatriation sans date de retour demande Ă  ĂȘtre prĂ©cise. Si vous vous y prenez trop tard vous risquez de voir votre logement vide pendant quelques temps et par consĂ©quent vous perdrez de l’argent. Trop tĂŽt et il va falloir vous trouver un toit pour vous accueillir (la famille sert Ă  ça non ? 😉 ).

Nous avons prĂ©fĂ©rĂ© nous y prendre tĂŽt et avons logĂ© chez nos parents le dernier mois avant le dĂ©part. D’un cĂŽtĂ©, ça permet de profiter de la famille et de l’autre, ça permet d’économiser de l’argent. Si vous voyez vos comptes d’un Ɠil comptable, ça vous permet Ă©galement de limiter les pertes le premier mois sans bĂ©nĂ©fice (celui de votre road trip) puisque votre loyer entrera dans vos comptes avant mĂȘme que vous partiez.

Alors si en DĂ©cembre je paie cela… en Janvier j’aurais combien pour boire une biĂšre dans mon van ?

De plus, un avantage assez sympa de rester en France pendant que vos locataires s’installent, c’est que s’il y a un souci au dĂ©marrage, vous ĂȘtes encore sur place pour intervenir. Nos locataires ont rencontrĂ© des soucis avec la VMC dĂšs leur installation, nous Ă©tions sur place pour intervenir de façon rapide puisque nos parents habitent Ă  moins d’une demie heure de notre appartement (pratique !)

Faut-il choisir une agence ou faut-il louer par particuliers ?

C’est une question que vous vous poserez certainement. Il n’y a pas de bon choix, il y a le choix de la raison ou le choix des Ă©conomies. HonnĂȘtement, avec le recul, je pense que nous aurions pu louer de particuliers Ă  particuliers. Le problĂšme est que l’on ne peut jamais ĂȘtre surs des locataires que nous allons hĂ©berger et surtout, s’il est nĂ©cessaire d’en trouver d’autres par la suite en cas de dĂ©part, il est compliquĂ© de le faire Ă  distance.

Nous avons fait le choix de la raison et avons dĂ©cidĂ© de louer via une agence. Nous sommes déçus du service puisque le premier pĂ©pin qui tomba deux mois aprĂšs notre dĂ©part a Ă©tĂ© gĂ©rĂ© par nous-mĂȘmes en direct avec les locataires Ă  plus de 8000 km de la France, avec un gros dĂ©calage horaire et en road trip (le combo idĂ©al). Nous payons l’agence trĂšs chĂšre et n’avons pas reçu les services que nous attendions. Par consĂ©quent, nous sommes dĂ©sormais en contact direct avec les locataires pour tout problĂšme (Pourquoi passer par l’agence me demanderez vous ?). La seule sĂ©curitĂ© que nous apporte l’agence, ce sont les loyers impayĂ©s (ce qui n’est pas nĂ©gligeable), les contacts en cas de recherche de nouveaux locataires et la gestion de la paperasse et du loyer.

Bon finalement, malgrĂ© les impairs, ce n’est quand mĂȘme pas mal avec une agence de ne pas avoir Ă  gĂ©rer tout ça ! Il y a donc des arguments pour et contre, mais tous les choix se valent du moment qu’on en assume les consĂ©quences.

Ta tĂȘte quand tu reçois un mail de ton locataire qui n’a pas de nouvelles de l’agence…

L’aspect psychologique

HonnĂȘtement, ça n’a pas Ă©tĂ© facile les premiers temps de se dire que des gens habitent chez nous, que ce n’est plus chez nous et que ça ne le sera plus jamais. Je sais que ça parait ridicule, mais quand on est primo accĂ©dants, qu’on refait tout l’intĂ©rieur de son logement Ă  son gout, qu’on y vit pendant plusieurs annĂ©es et qu’on y a des souvenirs, c’est difficile de laisser aux autres ce qui nous parait naturellement Ă  nous. Mais on s’y fait et on se dit que finalement, on troc un chez nous entre 4 murs pour un chez nous bien plus intĂ©ressant et plus vaste 😃

Conclusion

Nous n’avons pas vraiment de regret et aujourd’hui, nous sommes heureux que nos locataires se sentent chez eux dans notre ancien chez nous 😊 – Seul conseil Ă  retenir, anticipez bien Ă  l’avance l’organisation financiĂšre et les rdv avec la banque + agence et ça roule comme sur des roulettes.

Les prĂ©paratifs avant un dĂ©part (sans date de retour)

Partir sans date de retour, c’est flippant mais si vous vous plongez Ă  fond dans l’organisation vous allez vous rassurer, vous et vos proches 😖. Revoyons ensemble les points par lesquels nous sommes passĂ©s avant de nous expatrier.

Quitter son CDI

Ça, c’est la partie rĂ©jouissante d’un dĂ©part sans date de retour et la partie Ă©mouvante, quand ça se passe bien depuis des annĂ©es. « Au revoir prĂ©sident » c’est un rĂȘve que nous pouvons rĂ©aliser en prenant rdv avec son responsable et son RH 😎. Personnellement je n’ai jamais cachĂ© Ă  mon employeur mon ambition de partir, tout le monde connaissait l’existence de ce compte Ă  rebours. J’ai donc prĂ©venu 1 an Ă  l’avance mon responsable que je partais et que je poserais ma dĂ©mission tel jour pour que mon dernier jour soit tel jour.

Quel bonheur de quitter ce boulot trop contraignant pour lequel je passais 3 heures par jour dans le RER, pour lequel je travaillais 50 heures par semaines et prenais l’avion tous les mois pour aller dans d’autres pays d’Europe. J’ai adorĂ© mon travail mais j’étais arrivĂ©e au bout de mon engagement personnel et ne pouvait plus donner autant qu’au dĂ©but du projet. Et j’ai surtout pris conscience en cours de route que le plus important c’était ma vie personnelle et pas mon travail et que j’ai donc sacrifiĂ© beaucoup d’heures de bonheur avec mon chĂ©ri, ma famille et mon amour de lapin (non je n’ai pas un autre chĂ©ri, j’avais bien un amour de lapin pour animal de compagnie) pour un travail et de l’argent : Erreur que je ne referais plus jamais. Je ne suis pas ingrate envers mon employeur car grĂące Ă  lui (et Ă  celui de monsieur bien sĂ»r) nous avons eu l’opportunitĂ© d’acheter un appartement en rĂ©gion parisienne et de payer notre voyage. đŸ€‘

Donc bref, votre dĂ©mission c’est soit Ă  l’amiable soit dans la douleur, il n’y a pas de gĂ©nĂ©ralitĂ©, pensez juste Ă  ne pas faire la mĂȘme erreur que moi et nĂ©gociez votre prime sur objectif si vous travaillez plusieurs mois sur la pĂ©riode de calcul – parce que personnellement je ne savais pas que c’était possible, j’ai perdu beaucoup d’argent qui m’aurait Ă©tĂ© bien utile.

Moi lors de mon dernier jour

Discuter avec sa banque

Notre banquier c’est un peu comme la mamie de la famille, il faut le rassurer sur son dĂ©part, lui dire qu’on a tout prĂ©vu, qu’on paiera ce qu’il faut quand il le faut et qu’on reste joignable en cas de besoin – je caricature Ă  peine. 🧐

En bref, que vous ayez un crĂ©dit immobilier ou non, je vous conseille quand mĂȘme de prendre rendez-vous avec votre conseiller afin de le prĂ©venir de vos plans, rien que pour le principe et pour Ă©viter que votre carte soit bloquĂ©e si votre banquier voit un retrait Ă  8000 km de chez vous. Ce n’est pas comme si vous partiez en vacances, lĂ  c’est quand mĂȘme plus compliquĂ© et plus long. De plus certains banquiers sont adorables (ils ne sont pas tous pĂ©nibles) et comprennent que vous n’ĂȘtes pas sur place donc ils pourront s’arranger pour vous aider en cas de dĂ©marche administrative nĂ©cessaire. Nous avons pris rdv avec notre banque notamment pour discuter des opportunitĂ©s de retrait internationaux et de nos mensualitĂ©s pour notre crĂ©dit.

Vous avez tout compris?

Mettre en location son logement

Nous avons Ă©crit un article complet sur le sujet parce qu’il nous semblait important de partager notre expĂ©rience vu le manque d’information sur internet. En deux mots : anticipez et prĂ©parez votre plan de financement pour assurer le paiement des impĂŽts, des charges, des imprĂ©vus et de votre crĂ©dit.

Vendre ses biens

Ici, c’est une question d’équilibre entre vendre vite et vendre au bon prix. Nous avions 8 ans d’affaires personnelles et de meubles, tout vendre a Ă©tĂ© un dĂ©fi et une prise de tĂȘte. Heureusement que nos parents nous ont aidĂ© ! Nous avons prĂ©parĂ© notre dĂ©part plusieurs mois Ă  l’avance.

La premiĂšre chose que vous pouvez faire consiste Ă  lister tout ce que vous allez devoir vendre ou donner, avec les prix et leur nĂ©cessitĂ© (c’est-Ă -dire en avez-vous besoin jusqu’à votre dĂ©part ou pouvez-vous le vendre en avance ?). Avec cette liste vous pouvez vous organiser pour vendre un maximum de choses dans les dĂ©lais et au meilleur prix.

  1. Pour les objets dont le prix ne sera pas Ă©levĂ© et dont vous pouvez vous passer dĂšs maintenant, faites des annonces sur internet (« Leboncoin » ou « Facebook Market ») et faites des brocantes. Les brocantes c’est franchement hyper sympa mais c’est beaucoup d’organisation, si vous voulez vraiment vous dĂ©barrasser de certaines choses pour quelques euros, c’est le meilleur moyen.
  2. Pour les objets dont le prix est plus important et dont vous pouvez vous passer dĂšs maintenant, idem faites des annonces sur internet au prix que vous voulez puis toutes les semaines vous rĂ©duisez le prix de quelques euros. Si vous vous y ĂȘtes pris assez Ă  l’avance, vous ne serez pas pressĂ© par les acheteurs et pourrez dĂ©cider si oui ou non, vous nĂ©gociez le prix. Nous avons vendu notre aspirateur Dyson au prix fort grĂące Ă  cette technique (bon ça nous a forcĂ© Ă  passer le balais et la balayette 😒)
  3. Pour les objets dont le prix ne sera pas trĂšs haut mais dont vous ne pouvez pas vous passer, donnez-les Ă  vos familles/contacts/Ɠuvre de charitĂ© Ă  la fin ou faites appels Ă  vos proches pour les vendre en votre absence.
  4. Pour les objets dont le prix est plus important mais dont vous ne pouvez pas vous passer, il y a trois solutions : soit vous avez de la chance et trouvez un vendeur au dernier moment, mais vous devrez certainement sacrifier un peu le prix (on a dĂ» sacrifier notre PS4, geek un jour geek toujours 🎼), soit vous les gardez pour un potentiel retour ou pour vous les envoyer sur votre destination un jour ou l’autre. DerniĂšre option, vous demandez Ă  vos proches de les vendre pour vous (nous avons fait cela pour notre frigo qui ne trouvait pas preneur mais qui Ă©tait neuf et dont on ne voulait pas descendre trop le prix).

Faites comme vous pouvez mais la clef c’est d’anticiper, comme d’habitude.

Ouh Yeah !

Acheter son équipement

Bon j’avoue, je suis une grande malade des avis sur internet et des tests. J’ai lu, relu et suivi de prĂšs les articles et blogs de matĂ©riel avant de partir pour ĂȘtre sĂ»re d’acheter de façon intelligente. J’ai fait plusieurs descentes (et traĂźnĂ© Monsieur par la manche) chez le vieux campeur de Paris et chez DĂ©cathlon pour tester les tailles et les matiĂšres. Finalement j’ai surveillĂ© pendant un an et demi les promotions et les soldes pour acheter au bon moment. Je m’y suis prise longtemps Ă  l’avance pour pouvoir bĂ©nĂ©ficier des soldes d’hiver et d’étĂ© 😃 et ça a payĂ© puisque, Ă  part nos sacs Ă  dos, nous n’avons rien achetĂ© au prix fort. Si vous voulez faire pareil, sachez que les sites Trekkinn et PrivateSportshop sont des indispensables.

Vous trouverez la liste du contenu de nos sacs Ă  dos dans un prochain article.

PrĂ©parer le trajet et le budget + Acheter ses billets d’avion et son visa

Sur le coup, les blogs et les groupes Facebook sont une source impressionnante d’information et comme d’habitude nous avons tout prĂ©parĂ© Ă  l’avance (vous devez vous dire qu’on est des gros malades quand mĂȘme (et vous n’avez pas tort).

Quand les grandes Ă©tapes de votre trajet sont dĂ©terminĂ©es, vous pouvez analyser votre budget par jour, prĂ©voir le budget total + une marge en cas d’imprĂ©vu (en gĂ©nĂ©ral 10%) et acheter vos billets d’avion. Pour la Nouvelle ZĂ©lande, il vaut mieux attendre de connaitre approximativement son trajet parce que si vous arrivez Ă  Auckland ou Ă  Christchurch, en hiver ou au printemps, ça ne sera pas le mĂȘme voyage ni la mĂȘme organisation. Quant Ă  nous, nous avions pris le billet Paris –> Hong Kong –> Auckland, deux avions et 12 heures de vol chacun pour pouvoir bien nous caler sur le dĂ©calage horaire et arriver frais comme des gardons sur place. Un seul jour pour se remettre du dĂ©calage horaire quand on est des vieux, ce n’est pas si mal !

Tout le contraire de la philosophie du voyage au long cours 🙂

Dire au revoir Ă  sa famille et Ă  son pays

Je ne suis pas vĂ©gane mais suis devenue vĂ©gĂ©tarienne en Nouvelle ZĂ©lande (Ă  90% pour le moment, ce n’est pas si facile que ça, j’écrirais un article dessus). J’étais dĂ©jĂ  sur les essais en France jusqu’à ce que passe une rondelle de saucisson sous mon nez et que je me montre faible, trĂšs faible. Bref avant de partir, profitez bien de TOUS les produits que vous aimez, vous aurez bien le temps de perdre vos kilos en trop sur place. J’ai mis 5 mois Ă  faire le deuil du camembert et de certains produits comme la brioche. Si vous ĂȘtes de gros mangeurs de charcuterie comme Monsieur, profitez et faites votre deuil trĂšs vite, sinon vous allez souffrir parce qu’en Nouvelle ZĂ©lande la charcuterie ça coĂ»te un bras, du majeur Ă  l’épaule. 😕

Au sujet de la famille, c’est trĂšs personnel. LĂ  oĂč j’ai eu le plus de difficultĂ© c’est de me dire que je ne verrais pas mes neveux et ma niĂšce grandir. Parce qu’il ne faut pas se raconter des histoires, WhatsApp ça ne remplace rien du tout. Pour les parents, c’est pareil, ce n’est pas facile de les voir vieillir de loin parce qu’on prend vite conscience que la vie continue pour eux, malgrĂ© nos magnifiques expĂ©riences et quand on arrive Ă  un certain Ăąge on prend conscience que nos parents vieillissent (c’est dingue non ? 😉). Nous n’avons pas encore eu Ă  expĂ©rimenter les mauvaises nouvelles Ă  distance (on touche du bois) mais que des bonnes nouvelles : deux accouchements. MalgrĂ© tout cela, nous n’avons pas envie de rentrer dĂ©finitivement, faire un petit coucou pourquoi pas – mais s’installer de nouveau en France pour le moment ce n’est pas dans les plans.

Donc faites des gros cĂąlins Ă  vos proches et dites-vous que vous vivez votre vie Ă  fond et que, malgrĂ© la peine de vos parents de vous voir partir, ils vous ont Ă©levĂ© pour que vous ayez le courage de prendre ce genre de risque. Ils n’ont pas fait du si mauvais boulot que ça, rappelez-leur lorsqu’ils auront la larme aux yeux :-).

Ta tĂȘte quand tu prends conscience de ton dĂ©part

Et surtout dites-leur que vous avez tout prĂ©vu Ă  l’avance, qu’ils n’ont pas Ă  s’inquiĂ©ter et que vous allez grave kiffer !

Don’t call it a dream, call it a plan…

Madame Choup, la tĂȘte dans les nuages sur le Roys Peak, Nouvelle ZĂ©lande

AprĂšs deux ans de mĂ»re rĂ©flexion, il Ă©tait temps pour nous de quitter notre vie française, cette routine agrĂ©able mais Ă©touffante d’une vie de cadre Ă  Paris, la pollution, les transports, le stress et le nĂ©gativisme.

AprĂšs de nombreuses dĂ©marches, demandes de visas, achat de billets d’avion, mise en location de notre appartement, travaux, dĂ©mĂ©nagement, vente de mobilier, dĂ©mission et achat du matĂ©riel, nous voilĂ  parĂ©s pour une des plus belles aventures de notre vie !

DĂ©sormais notre vie s’écrit en Maori : E tata ana tatou ki New Zealander (pouri mo taku maori)

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